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En colère contre la décision d’avancer la date des vacances

Étudiants et enseignants s’en prennent à Hadjar


De nombreux étudiants s’étaient massés, hier, à 10h, devant les portes de l’Institut des sciences politiques et des relations internationales, ainsi que celles de la Faculté des sciences de l’information et de la communication à Ben-Aknoun, sur les hauteurs d’Alger, pour exprimer leur désapprobation de la décision de Tahar Hadjar d’avancer la date des vacances de printemps. Cela fait presque une heure que, par groupes entiers, les étudiants en colère ont rejoint les lieux, faute de pouvoir rallier le siège du ministère de l’Enseignement supérieur, qui avait été initialement défini comme lieu de rendez-vous, en raison de la fermeture de l’accès par les forces de l’ordre. Là, ils ont retenu un sit-in pour manifester leur colère contre la décision de fermeture de l’Université qu’ils perçoivent comme une tentative de casser le mouvement estudiantin opposé à un 5e mandat. Pour les étudiants que nous avons rencontrés, cela paraît évident que le ministère agit de la sorte pour casser la mobilisation estudiantine qui prend de l’ampleur et essaie d’empêcher les étudiants et les enseignants de s’organiser au sein de l’Université, en vain. Étudiants et enseignants ont non seulement décidé de ne pas prendre de vacances, mais aussi de signifier cela à travers des sit-in de protestation pour prouver que cette décision ne peut museler leur détermination. Ce qui transparaît dans les slogans scandés à l’occasion. “Wizara bila karar” (quelle honte ! Un ministère sans décision). “Djamiaa horra dimocratia” (université libre et démocratique), ont-ils crié à tue-tête. Leurs pancartes interpellent aussi le ministre sur cette décision qui fait de l’étudiant “un bouc émissaire des politiques du secteur qui ont échoué” en usant de jeu de mot subtil, notamment, “La liloutla yamen ataltoum el biled” (pas de vacances, vous qui avez retardé le pays). Une enseignante prend la parole devant des étudiants assis à même le sol devant la faculté de journalisme pour gloser sur “la crise de légitimité du système depuis 1962, qui a détourné la volonté populaire”. Elle est interrompue par des scansions telles que “Djazaïr horra dimocratia” (Algérie libre et démocratique), repris en chœur par les présents. Et de lancer : “Le peuple est la véritable opposition. Personne ne représente personne aujourd’hui”, avant de suggérer à tout le monde de “s’organiser, de se structurer pour que les choses ne partent pas en vrille”. Et de haranguer les étudiants : “Le rôle des élites est important en cette période. Votre position est historique. Si vous ne la prenez pas maintenant, vous en serez comptables devant l’histoire !”.


A. R.

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