Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

IL S’EST ÉCHANGÉ HIER AU SQUARE PORT-SAÏD À 206 DA

Euro : les causes d’une flambée

Les “cambistes” n’écartent pas une autre hausse de la monnaie européenne. ©Zehani/Liberté

La monnaie européenne pourrait atteindre, avant la fin du mois en cours, la barre historique de 210 DA à l’achat et de 209 à la vente.

L’euro a atteint, hier, au square Port-Saïd, la barre de 206,5 DA à l’achat et 204,5 à la vente. Pour une première, la monnaie européenne a franchi un seuil vertigineux, d’autant que les cambistes que nous avons rencontrés sur les lieux annoncent une flambée pour la semaine prochaine. En effet, l’euro devra, selon les prévisions de cette “bourse”, atteindre le taux de de 208 DA à l’achat et 206 à la vente. Mieux, les différents cambistes prévoient également une troisième hausse de l’euro qui atteindra avant la fin du mois en cours la barre historique de 210 DA à l’achat et de 209 à la vente.
Des envolées que d’aucuns expliquent par la dévaluation de la monnaie nationale, d’une part, et de la baisse de l’offre sur le marché informel, d’autre part. “Ce matin, l’euro était cédé à 204 DA. À 9h, les grossistes ont décidé de l’augmenter à 206,5 DA. Déjà que nous ne gagnons pas une bonne marge avec eux (grossistes : ndlr), voilà que l’euro grimpe et nous risquons de perdre notre clientèle”, nous dira un cambiste. Au square Port-Saïd, les citoyens achètent comme à l’accoutumée. “Les gens nous appellent et se renseignent avant de venir acheter. Nos clients habituels étaient là ce matin et nous avons bien travaillé. Mais les clients de passage sont hésitants. Dès qu’on leur annonce la nouvelle hausse, ils quittent les lieux”, nous raconte un jeune cambiste. À la question de savoir pourquoi cette baisse de l’offre, notre interlocuteur a indiqué que “le retour en force du cabas et le change systématique du dinar contre l’euro pour assurer la valeur de la monnaie sont les facteurs principaux qui influent sur cette hausse. Il y a, aussi, les événements ponctuels, comme le hadj, les grandes vacances ou encore les fêtes de fin d’année”. Selon lui, le retour du cabas reste la cause principale de cette flambée, la nouvelle tendance étant d’importer tous les produits qui ne se trouvent pas sur le marché. “Il y a même des jeunes marins, des étudiants, des médecins, des stewards et des commandants de bord qui achètent chez nous. C’est normal, on importe le kiwi, l’ananas et la pomme de Tunisie. On importe les parfums, les chocolats. Donc, les grossistes font leurs calculs et leurs prévisions selon la demande du marché.” Sur un ton ironique, ce jeune nous révélera que les spéculateurs rapportent même des fruits exotiques, tels que les avocats de Bamako. “C’est triste, mais c’est ça le business. Et c’est normal que l’euro augmentera encore avant la fin de l’année”, développe encore cet autre cambiste. Autre phénomène qui s’invite sur le change parallèle, l’achat de véhicules par les particuliers et par certains réseaux de revendeurs, en France notamment. “Ces personnes achètent de grosses sommes. Mais comme ils ne peuvent pas les transférer, ils effectuent des virements. La transaction leur revient très chère, ensuite ils réceptionnent l’euro quand ils arrivent à Paris ou dans une autre ville de France. D’ailleurs, c’est l’une des raisons majeures qui ont influé sur cette hausse”, a encore révélé un autre cambiste du square Port-Saïd. Du reste, un importateur, contacté par nos soins, a révélé “avoir payé une transaction bancaire à 142 euros contre 135 euros, deux jours auparavant”. Cet état de fait, témoigne un cadre bancaire, affectera très rapidement sur la location touristique pour atteindre 100 euros/personne contre 115 euros actuellement.

FARID BELGACEM


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
2 réactions
Brahms le 05/12/2017 à 12h02

Ce sont des usuriers qui pratiquent en réalité l'usure en toute impunité. Nous sommes la risée dans le monde entier. Comment voulez vous donner du respect à un homme politique qui n'arrive toujours pas à éliminer ce système parallèle ? Nos financiers qui ont des bac + 5 que font ils, dodo ? A ce rythme là, en décembre 2018, on sera à 250 % soit 1 euro pour 250 dinars, le tout, sans taxe, sans impôt, sans facture, sans contrôle, sans comptabilité. Après, on s'étonne pourquoi le pays régresse.

Brahms le 07/12/2017 à 5h46

De vulgaires délinquants financiers imposent leurs règles. Je rappelle que les investisseurs étrangers ne viennent pas en Algérie à cause de ce taux parallèle car les investissements sont facturés au taux officiel. J'exporte 02 Renault Kadjar à Alger d'une valeur de 20 000 € pièce, soit 40 000 €. Ce qui donne au taux officiel de 13 % : 5 200 000 DA. Ensuite, le délinquant financier change ses devises à 21 % et achète pour 25 000 €, ces 02 Renault Kadjar, il a donc fait une marge de 15 000 €.

Commentaires
2 réactions