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DES MESURES SÉCURITAIRES ONT ÉTÉ PRISES

Examen du bac : la triche traquée sur le Net

La triche aux examens, un fléau aux retombées ravageuses sur le niveau de l’enseignement. ©Liberté

Il est vrai que les fraudeurs recourent souvent aux VPN, mais des cyberpatrouilles opèrent, d’ores et déjà, pour lutter contre toute forme de cybermenace qui pourrait survenir avant, pendant et après les épreuves du baccalauréat, a indiqué un responsable du CPLCIC-GN.

Les pouvoirs publics ont pris des mesures sécuritaires importantes pour parer à la fraude aux épreuves du baccalauréat qui se dérouleront en juin prochain. Jeudi, lors d’une campagne de sensibilisation aux dangers des accidents de la route et aux différents fléaux sociaux, un événement organisé à la forêt de Bouchaoui (Alger) par le commandement de la Gendarmerie nationale (GN), un responsable du Centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercriminalité (CPLCIC), situé à Bir-Mourad-Raïs, a indiqué que “toutes les mesures nécessaires ont été prises et qu’une veille informatique est instaurée pour détecter les tentatives de fraude et de triche aux épreuves du baccalauréat”. Il est vrai que les tricheurs potentiels et les pirates informatiques recourent souvent aux VPN (Virtual Private Network) pour masquer leurs adresses IP (Internet protocole) pour éviter leur identification au niveau d’Algérie Télécom, mais ce responsable a affirmé que des cyberpatrouilles opèrent, de jour comme de nuit, pour lutter contre toute forme de cybermenace et de fuite de sujets qui pourrait survenir avant, pendant et après les épreuves du baccalauréat.
Mieux, affirme encore notre source, des dizaines de cybergendarmes sont mobilisés en continu pour les besoins des enquêtes judiciaires, le cas échéant pour les besoins des réquisitions des adresses IP, et ce, dans le cas de l’ouverture d’une information judiciaire sur instruction du procureur de la République. “Nous avons acquis une grande expérience dans ce domaine et nous avons des ressources qualifiées pour faire face aux cyberattaques et à toute forme de fraude et de triche.” Appelant les parents à s’impliquer pour protéger leurs enfants des risques majeurs et à ne pas se fier aux sujets qui pourraient circuler sur le Web, ce responsable a indiqué que “malheureusement, le risque zéro n’existe pas. Mais nous devons tous plaider pour un meilleur contrôle parental et une prise de conscience collective pour éviter les erreurs du passé”.
Selon les statistiques mises à jour par le CPLCIC, les enquêteurs de la Gendarmerie nationale ont élucidé, en 2017, près de 420 affaires liées au crime sur Internet, dont 80 affaires liées à la fraude aux épreuves du baccalauréat, soit 14% du taux global des enquêtes menées par les cybergendarmes. Durant cette période, ce centre a relevé que la cybercriminalité a connu une hausse de 37% par rapport à l’année 2016, notamment les atteintes aux personnes (44%), le faux et usage de faux (3%), les atteintes à l’ordre public (5%), les atteintes aux systèmes informatiques et aux données personnelles et des entreprises (8%) et autres formes de cybercrimes (16%).
Selon le CPLCI, une étude qui avait touché 11 540 élèves et menée par Nora Kechairi, coordonnatrice et responsable du Centre intermédiaire de santé mentale à l’établissement de santé et de proximité de Bouzaréah, a révélé que 82% des écoliers utilisent Internet, dont 32% sont des lycéens et 50% sont des collégiens. Selon cette étude, 12% des élèves utilisent Internet dans des espaces non contrôlés, alors que 23% des élèves ont fait l’objet de sérieux problèmes liés au mauvais usage.
Pis encore, relève cette étude, 75% des élèves possèdent, au moins, un compte sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, d’autant que près de 90% des élèves possèdent des smartphones et des tablettes et surfent sans le moindre contrôle parental. Concernant cette campagne de sensibilisation aux dangers des accidents de la route et aux différents fléaux sociaux, le commandement du groupement d’Alger, le colonel Abdelkader Berrahal, a indiqué que “cette action de proximité consacre la culture de sécurité en milieu social. Il s’agit de renforcer les canaux de communication avec les différentes franges de la société pour mettre fin à certains phénomènes et fléaux sociaux”.
Du reste, relève M. Berrahal, le choix de la thématique liée aux accidents de la route a été dicté par la relation étroite entre la toxicomanie, la prise de psychotropes et de boissons alcoolisées au volant. Signalons, enfin, que plus de 200 “permis pour piétons” ont été distribués aux élèves de l’école primaire de Bouchaoui.

FARID BELGACEM


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