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Internet fixe en Algérie

Faible débit et tarifs excessifs

Connexion à internet, l’Algérie à la traîne. © D. R.

En l'absence de diversité dans la bande passante internationale et en raison du non-recours au Cloud, aucune amélioration en la matière n’est envisageable, estiment les experts du domaine.

Depuis quelque temps, les témoignages fusent  de toutes parts, provoquant un tollé général sur les réseaux sociaux en raison de la lenteur de la connexion internet. Des perturbations sont ressenties, également, par des sociétés de presse et dans d’autres domaines d’activité, causant des désagréments et des préjudices financiers. Et comme à son habitude, Algérie Télécom (AT) se confine dans le silence, ne communique guère sur ces anomalies et se refuse à tout commentaire y compris lorsqu’elle est sollicitée. C’est qu’en dépit de toutes les promesses des responsables du secteur, avec à leur tête la ministre des Ptic, aucune amélioration n’est enregistrée, comme si l’on avait définitivement admis l’échec de la politique en la matière.
Résultat des courses : au moment où le numérique est devenu une économie indispensable pour le developpement, l’Algérie continue à enregistrer de mauvais résultats et à occuper les dernières places aux classements mondiaux. Nos décideurs ne s’en inquiètent guère visiblement et continuent à adopter la politique de l’autruche face à des internautes de plus en plus mécontents qui n’ont de cesse de dénoncer “des coupures récurrentes” et une “mauvaise qualité de la connexion entre faible débit et des tarifs excessifs”. Fort heureusement, les opérateurs de téléphonie mobile tentent, tant bien que mal, de sauver la mise mais leur tâche est plus qu’ardue face à “l’entêtement” des pouvoirs publics à maintenir le monopole d’Algérie Télécom. Peu leur importe d’aller à contre-courant de ce que dictent le bon sens et les règles qu’impose la bonne marche de l’économie. Nos pouvoirs publics ont pourtant tout à gagner à opter pour les bonnes méthodes, comme l’ont fait nos voisins, pour offrir de meilleures conditions de vie aux citoyens, de meilleures conditions pour l’investissement et, de facto, une évolution naturelle des choses.  On se retrouve ainsi avec un groupe, Algérie Télécom, qui a de plus en plus de mal à se maintenir.
Et, malgré tous les moyens déployés, AT demeure dans l’incapacité de satisfaire ses clients et … à être rentable. Elle reste pourtant le seul rempart, par obligation de service public, pour les zones enclavées… “Les solutions ne manquent pourtant pas”, nous ont déclaré les spécialistes du domaine. “C’est tout simple. En l’absence de diversité de la bande passante internationale, il n’y aura pas le moindre changement et nous demeurerons à la traîne”, insistent nos interlocuteurs. “Il faut autoriser les autres opérateurs à avoir leur propre bande passante internationale, c'est-à-dire leurs propres câbles”, ont-ils insisté, estimant que “d’énormes efforts sont à faire pour ce qui est de l’hébergement local des données”.
Mais face à l’absence de la volonté politique de mieux faire, nos gouvernants se mettent à dos des internautes mécontents et, plus grave encore, condamnent l’Algérie à patauger dans son retard technologique et à se laisser distancer par de plus en plus de pays, y compris en Afrique.       

            
Nabila Saïdoun

 


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