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A la une / Actualité

Le ministre de l’Agriculture à Tlemcen

“Faire de la forêt un véritable espace d’investissement”

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche (Madrp), Abdelkader Bouazgui, veut faire du potentiel forestier national de véritables espaces d’investissements économiques. Il estime que les potentialités que recèlent les forêts constituent un levier pour la relance de l’économie nationale. Pour cela, toutes les ressources naturelles dont disposent les forêts doivent être exploitées pleinement. Ce n’est pas le cas actuellement. Ces ressources sont presque inexploitées. Un patrimoine laissé en jachère. Le bois n’est exploité qu’à hauteur de 20%. Sur les 500 000 m3 de capacités en liège, on n’en extrait que 60 000 m3, soit moins de 15% du total. Il a été recensé également plus de 3 300 espèces de plantes dans notre pays, notamment celles qui peuvent être traitées dans le domaine médical (médicinales) et aromatiques. Cependant, seules 5 sociétés investissent le créneau de la transformation de ces herbes. Pourtant, affirme le ministre, tous les ingrédients sont réunis pour lancer de véritables projets d’investissement et en faire de vraies filières industrielles. À commencer par la superficie forestière globale évaluée à 4,1 million d’hectares. Les forêts représentent à elles seules une surface estimée à 2,4 millions d’hectares. La plante alfa couvre 3 millions d’hectares. À cela, il y a lieu d’ajouter les 8 parcs nationaux recensés à travers plusieurs régions du pays. En outre, “le cadre juridique et réglementaire qui régit cette activité est défini. Les matières premières dont les fruits et légumes, le bois, les plantes… sont autant d’avantages qui favorisent ce genre d’exploitations”, avoue M. Bouazgui. Faisant le bilan de toutes les richesses, le ministre préfère parler d’une “exploitation beaucoup plus théorique que pratique ou effective”.
À l’occasion de la tenue du 1er Salon national de l’investissement forestier, hier, dans la wilaya de Tlemcen, Abdelkader Bouazgui a mis l’accent sur la nécessité d’un dialogue et d’échanges entre acteurs du secteur des forêts, dont les experts, les Conservations et les investisseurs. Le but recherché est de définir une stratégie par le biais de laquelle toutes les opportunités de l’investissement dans ces zones seront exploitées au maximum. Pour le ministre, la forêt reste une mine d’or qui ne demande qu’à être explorée. Il accorde un intérêt important aux recommandations qui sanctionneront les travaux des quatre ateliers prévus en marge des deux journées que durera ce salon, premier du genre en Algérie. La forêt peut être aussi, avec ses millions d’hectares, un atout pour développer le tourisme forestier, en créant des zones de loisirs au profit des citoyens nationaux et des visiteurs étrangers. Le ministre encourage, dans ce cadre, la recherche scientifique, la formation et la sensibilisation…, autant de paramètres qui seront d’un apport considérable pour tous ces investissements forestiers. Ces derniers ont, toutefois, besoin d’un certain nombre d’opérateurs économiques spécialisés qui ont, d’ores et déjà, fait leurs preuves dans le domaine. L’on peut citer l’exemple de l’entreprise familiale Sarl Boublenza, qui exporte la caroube vers au moins 25 pays sur les 5 continents. Ces investisseurs, souligne M. Bouazgui, ne demandent qu’à être accompagnés et encouragés, car ils ont toute l’expertise et les moyens nécessaires pour exploiter ces richesses naturelles, les rendre rentables pour le pays et les substituer aux exportations des hydrocarbures, surtout en cette période de crise. C’est ainsi que le directeur général des forêts, Azzedine Sekran, a appelé les opérateurs économiques algériens à saisir les grandes opportunités d'investissement dans les différents domaines de la richesse forestière, à même de contribuer effectivement à la diversification de l'économie nationale.

De Tlemcen : Badreddine KHRIS


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