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En grève de la faim depuis 48 jours

Fekhar et son codétenu dans un état critique

© Archives Liberté

Accusé d’“atteinte à la sûreté de l’État” et d’“incitation à la haine raciale”, Kamel-Eddine Fekhar serait mal pris en charge à l’hôpital où il a été transféré après plusieurs jours de grève de la faim. À en croire son co-accusé et ancien avocat, Salah Dabouz, le détenu est dans une situation sanitaire critique. “Alors que Kamel-Eddine Fekhar est fragilisé par la grève de la faim, l’environnement dans lequel il se trouve  manque d’hygiène. Atteint d’une maladie qui n’est pas identifiée, les responsables de l’hôpital refusent de lui changer de traitement”, témoigne Me Dabouz. Ce dernier insiste sur le fait que les deux détenus ne reçoivent pas de traitement adéquat.

Contacté, Me Saïd Zahi, avocat de Kamel-Eddine Fekhar (et de Salah Dabouz), avoue ne pas commenter ces faits. “Cela fait presque deux semaines que je n’ai pas vu Dr Fekhar”, indique-t-il. En revanche, l’avocat dit avoir introduit une demande auprès de la Cour suprême pour changer de lieu où devront être jugés ses deux mandants, à savoir Kamel-Eddine Fekhar et son ancien avocat, Salah Dabouz. “Je persiste et signe : le procureur de la République de Ghardaïa a un problème personnel avec mes deux clients. Il en a fait une affaire personnelle. Pour cela, ils ne peuvent pas être jugés par le tribunal de cette ville”, indique Me Saïd Zahi. Arrêtés le 31 mars dernier, Kamel-Eddine Fekhar, qui a déjà fait deux ans de prison dont plus de 100 jours de grève de la faim entre 2015 et 2017, et son ami, Aoun Hadj-Brahim, sont accusés d’“atteinte à la sûreté de l’État” et d’“incitation à la haine raciale”. Des associations de défense des droits de l’Homme clament leur innocence.
 

Ali Boukhlef


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