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Le premier secrétaire revient sur sa démission

FFS : la situation se complique davantage

La situation au FFS est, le moins que l’on puisse dire, kafkaïenne. La crise qui secoue ce parti s’accentue davantage. Hier encore, c’est Hakim Belahcel qui a annoncé son retour au poste de premier secrétaire national, et ce, après avoir démissionné deux jours auparavant. La décision de Belahcel de revenir sur sa démission a été précédée par l’annonce d’Ali Laskri de son refus d’accepter cette même démission. 

Dans son communiqué, Hakim Belahcel, pour justifier sa volte-face, a fait référence au rejet de sa démission par “la majorité des membres de l'instance présidentielle”, à “la forte sollicitation de la majorité des membres du conseil national du parti, par respect aux demandes pressantes de beaucoup d'anciens militants de 1963 et aussi face à mon refus catégorique d'engager le FFS dans des processus antistatutaires et illégitimes”. “J'ai décidé donc, avec beaucoup de lucidité et de responsabilité, de renoncer à ma démission du poste de premier secrétaire national du FFS”, a-t-il souligné, s’engageant à “ne pas épargner le moindre effort pour rassembler la famille du FFS”. Il a invité, à l’occasion, “les cadres et les militants du parti à conjuguer les efforts dans l’intérêt du FFS, du peuple et du pays”.  Il faut rappeler que Hakim Belahcela remis sa démission samedi dernier, le jour de l’occupation du siège national par les militants qui ont fini par expulser Ali Laskri. Cette occupation des lieuxa été suivie par la tenue d’un conseil national extraordinaire, devant lequel le même Belahcel a lu eta remis sa lettre de démission. Contacté par Liberté, Sofiane Chioukh, membre de l’instance présidentielle, a indiqué qu’il n’est nullement surpris par l’annonce faite par Hakim Belahcel. “Cela fait partie de leur pratique”, a-t-il dit, dans une allusion aux trois autres membres de l’instance présidentielle, à savoir Ali Laskri, Mohand-Amokrane Cherifi et Brahim Meziani. 
Il a rappelé à ce propos que Hakim Belahcel “a lu sa démission devant les membres du dernier conseil national tenu au siège national”. Il a ajouté que, durant la même session, “Hakim Belahcel a été nommé au sein d’une commission de transition sous la direction de son coordinateur Mehenni Haddadou, P/APW de Béjaïa.
Cette commission aura pour mission de gérer les affaires courantes du parti et de préparer, éventuellement, un congrès extraordinaire du parti”. Interrogé sur la suite à donner à ces revirements de situation, M. Chioukh a souligné que la plupart des membres du conseil national “sont en concertation”. Il a ajouté que “les militants qui avaient occupé le siège n’étaient pas des fonctionnaires du parti, mais de vrais militants”. M. Chioukh a rappelé qu’en sa qualité de membre de l’instance présidentielle “personne n’a le droit de l’exclure du parti”, car “élu par les militants”. Il a souligné, dans ce sens, que la commission de médiation du parti “est l’arme utilisée” par les autres membres de l’instance “pour exclure leurs opposants”. Il a annoncé que 19 personnes, dont lui et Hayat Tayati, des députés et des membres du conseil national, ont été exclues avant la tenue de la session du 13 avril dernier. 
À rappeler que les membres du conseil national ont exclu Ali Laskri et Mohand-Amokrane Cherifi des rangs du parti. Ces derniers ont déposé plainte pour “violence” le jour de l’occupation du siège national. 


Mohamed Mouloudj


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