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A la une / Actualité

À Oran, pas de cas suspectS mais des suspicions sur le mouton

Fièvre aphteuse, prix et risques sur la viande

Des dispositifs mis en place pour endiguer la propagation de la maladie. ©Yahia/Liberté

Le spectre de cette maladie plane sur le marché malgré les garanties présentées par les vendeurs, notamment le certificat de vaccination exigé pour avoir accès aux points de vente officiels.

À moins de dix jours de l’Aïd, éleveurs, maquignons et clients affûtent leurs dernières armes pour réaliser la plus belle affaire. Pourtant, si le marché répond à des critères basés sur l’offre et la demande, il reste toujours exposé à des facteurs exogènes comme la météo et la maladie. Cette année ne dérogeant pas à la règle, la fièvre aphteuse a, semble-t-il, pesé de tout son poids pour orienter la mercuriale du bêlement. “Non, puisque la maladie n’a pas touché toutes les régions du pays”, explique un éleveur d’Oran qui a préféré garder l’anonymat. “Si on a enregistré une différence de 2 000 à 3 000 DA, à la hausse, par rapport à l’année dernière, c’est la conséquence directe des prix de l’alimentation du cheptel”, précise-t-il. En effet, il est connu que la majorité des éleveurs s’approvisionnent sur le marché parallèle et les raisons sont multiples, à commencer par la centralisation des ventes. D’autre part, malgré les prix excessifs pratiqués, l’éleveur préfère cette situation pour éviter l’identification de tout son cheptel surtout que la vente au centre du CCLS se trouve subordonnée à la présentation du certificat de vaccination du cheptel.
Quant à la fièvre aphteuse, et malgré la mise en place d’un dispositif pour endiguer sa progression, notre interlocuteur affirme qu’il a rencontré, personnellement, il y a de cela une quinzaine de jours, des cas dans la wilaya de Tlemcen, et précisément chez un éleveur de Remchi. Officiellement, Tlemcen ne fait pas partie des dix wilayas infectées par la fièvre aphteuse (Bouira, Tizi Ouzou, Béjaïa, Sétif, Tipasa, Médéa, Oum El-Bouaghi, Bordj Bou-Arréridj, Chlef et Blida) dont cinq n’ont enregistré qu’un seul foyer comme l’a reconnu le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, dans un communiqué rendu public, fin juillet. Ces dernières heures, la Caisse régionale de mutualité agricole (CRMA) de Tlemcen a lancé une campagne de sensibilisation sur la fièvre aphteuse au profit des éleveurs du bétail pour leur fournir tous les conseils préventifs afin d'éviter des risques de propagation de la fièvre aphteuse aux bovins, ovins et caprins. Pourtant, aucune information n’a filtré sur la présence de cas suspects ou avérés dans la région. Notre éleveur précise qu’il a vu de ses propres yeux cinq ou six bêtes contaminées et qu’il a prodigué des conseils à son collègue de Remchi pour désinfecter le sol à la chaux. “Ce sont des bêtes ramenées d’autres wilayas, de l’Est, je suppose”, ajoute-t-il.
Rappelons que parmi les mesures prises pour endiguer cette maladie, on annonce, entre autres, l’abattage des bovins atteints, la prise d’arrêtés de wilaya pour réglementer le déplacement des bovins ainsi que la fermeture des marchés aux bestiaux selon la situation de chaque wilaya. Comme conseils aux futurs acquéreurs d’ovins, notre interlocuteur préconise de faire plus attention à la langue de l’animal, à l’excès de salivation et aux aphtes au niveau des parties touchées. Quant aux phénomènes de putréfaction de la viande qui a fait son apparition ces deux dernières années, il insiste sur la conservation de la carcasse après sacrifice.
“Il ne faut pas laisser la viande exposée plus de quatre heures à l’air sinon elle risque de se putréfier à cause des grosses chaleurs.”

Saïd OUSSAD 

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