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Meeting du TAJ hier à Bouira

Ghoul en médecin du Président et porte-parole du peuple

L’état de santé du président de la République “ne pose aucun problème”, selon le président du parti Tajamoue Amal Jazaïr (TAJ), Amar Ghoul, qui était, hier, à Bouira, dans le cadre d’un “forum régional des femmes algériennes” initié par sa formation politique. En effet, pour Ghoul qui, sur ce point, s’est plutôt exprimé en… médecin du Président qu’en chef de parti, la maladie du chef de l’État “ne constitue nullement une objection” en vue d’un cinquième mandat au profit d’Abdelaziz Bouteflika. Cependant, et devant l’insistance des journalistes au sujet de l’état de santé du président de la République et de son incapacité à mener campagne, ce membre de l’Alliance présidentielle s’est coiffé d’une casquette de porte-parole du peuple en affirmant sans sourciller que la candidature de Bouteflika est un “souhait du peuple” et que, par conséquent, selon ses dires, le chef de l’État a consenti “à se sacrifier” pour la stabilité du pays. Mais comment vont faire les partis de l’Alliance présidentielle pour convaincre les citoyens de voter pour un Président valétudinaire ? À cette question, le président de TAJ, visiblement gêné, a préféré botter en touche.
“Le président Bouteflika a une histoire, un bilan et des réalisations à son actif (…) À dire vrai, il n’a pas besoin de faire campagne, et pour nous, c’est une chose aisée”, a-t-il argumenté. En chantre de la candidature du chef de l’État sortant, Ghoul n’a pas lésiné sur les qualificatifs pour promouvoir “les réalisations” de Bouteflika. “C’est grâce à sa sagesse et à sa clairvoyance que l’Algérie est l’un des pays les plus stables au monde et avec un indice de croissance que beaucoup de pays de la région nous envient”, a-t-il martelé. Interrogé à propos des partisans du boycott, Amar Ghoul a souligné que “le boycot n’a jamais été une solution”.
Mieux encore, pour l’hôte de Bouira, la candidature d’Ali Ghediri et d’autres candidats “sérieux” sont un signe que le paysage démocratique est ouvert. “La candidature de Ghediri, parmi d’autres candidats à la candidature, est un signe de la bonne santé de la démocratie dans notre pays et que le jeu démocratique est parfaitement ouvert”, s’est-il félicité. Par ailleurs, et au sujet de la polémique autour de l’interdiction de la prière au sein des établissements scolaires, Amar Ghoul n’a pas souhaité se “mouiller” et a évité d’exprimer une position franche et claire sur la question. Ainsi, devant la pression des journalistes sur cette question, Ghoul a ouvertement joué l’esquive : “Vous vous voulez une réponse franche et directe ? Moi, je suis un politicien.” Le président du TAJ finira par déclarer que “les constantes nationales, à savoir l’islam, l’arabité et l’amazighité, sont une ligne rouge à ne pas franchir”. Une réponse qui n’a pas convaincu grand monde.


RAMDANE BOURAHLA


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