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Réduction de l’offre pétrolière

Goldman Sachs s’attend à un accord difficile

© D. R.

L’influente banque américaine maintient ses perspectives de prix à 65 dollars le baril au troisième trimestre de l’année et à 60 dollars le baril pour 2020.

Alors que les divergences entre Russes et Saoudiens au sujet de l’extension de l’accord de réduction de la production pétrolière sont toujours de mise, Goldman Sachs estime que l'incertitude entourant les fondamentaux du marché rend plus difficile la conciliation des deux positions. La banque américaine souligne que la croissance actuelle de la demande mondiale de pétrole ne plaide aucunement en faveur d’un retrait de l’accord. Elle ne peut être non plus un prétexte suffisant pour le renforcement des coupes de production. Dit autrement, dans un contexte marqué essentiellement par la faiblesse de la demande de brut et la hausse de l’offre mondiale, il y a de sérieux risques de voir les stocks mondiaux rebondir si l’accord sur la réduction de l’offre n’est pas reconduit.

Dans une interview accordée à Bloomberg, Jeffrey Currie, responsable de la recherche sur les produits dérivés chez Goldman Sachs, fait constater qu’avec l'incertitude entourant les exportations iraniennes, combinée à une production américaine croissante, il est “de plus en plus difficile de savoir quels sont les niveaux de production en mesure d’équilibrer le marché”. Les membres de l’Opep devraient se réunir le 25 juin pour décider de l’extension ou non de l’accord sur la limitation de l’offre. Cet accord, conclu avec les producteurs non Opep le 7 décembre 2018, porte sur une réduction de la production de 1,2 million de barils par jour, en vigueur depuis le 1er janvier et court jusqu’à fin juin en cours. Les membres de l’Opep et leurs partenaires non Opep, dont la Russie, devraient se réunir vers la fin juin ou début juillet pour statuer sur l’avenir de l’accord après son expiration.

Les analystes du marché s'interrogent d’ores et déjà sur les risques d’une rupture de l’accord dans un contexte de ralentissement de la croissance de la demande et d’une offre croissante provenant notamment des producteurs non Opep. C’est l’argument des Saoudiens qui défendent une extension de l’accord, alors que les Russes demeurent indécis, laissant entendre que la prolongation de l’accord pourrait faire perdre à la Russie des parts de marché au profit des États-Unis. “Il est beaucoup plus facile de concilier les positions lorsqu’il y a une rupture d’approvisionnement ou une forte demande. Or, l’environnement actuel est très incertain. Cela rend plus apparentes les tensions entre la Russie et l'Arabie saoudite”, a déclaré Jeffrey Currie à Bloomberg, en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Toutefois, malgré des divergences plutôt flagrantes entre les positions russe et saoudienne, Goldman Sachs s’attend à ce que l’accord de réduction de la production soit reconduit, mais “avec une certaine flexibilité”. “Bien que la Russie veuille calibrer ses objectifs de production à l'avenir, ces incertitudes font que l'accord actuel est le plus facile à reconduire, en précisant toutefois que les pénuries seront comblées”, estime l’expert de l’influente banque américaine Goldman Sachs. Celle-ci maintient ses perspectives de prix à 65 dollars le baril au troisième trimestre de l’année et à 60 dollars le baril pour 2020. L’Arabie saoudite a besoin d’un prix de baril à 85 dollars pour équilibrer son budget, alors que la Russie, par la voix de son ministre des Finances, Anton Siluanov, s’inquiète d’une rechute des cours à 40 dollars le baril si l’accord venait à être suspendu, ce qui augure un compromis autour de sa reconduction jusqu’à fin 2019. 

 

Ali Titouche

 

 


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