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Défense nationale

Gouasmia, nouveau commandant de la gendarmerie


Une année après avoir été nommé commandant de la Gendarmerie nationale, le général Abderrahmane Arar a été limogé. Il a été remplacé par le général Nouredine Gouasmia, qui occupait jusque-là le poste de chef d’état-major de la Direction générale de la Gendarmerie nationale.

Le communiqué de la présidence de la République évoquant ce changement a été laconique. Il a indiqué que le chef de l’État a “nommé mardi le général Nouredine Gouasmia au poste de commandant de la Gendarmerie nationale en remplacement du général-major Abderrahmane Arar, admis à la retraite”.

Quelques heures après, le chef d’état-major de l’armée, Saïd Chanegriha, a installé le nouveau chef de la gendarmerie. “(…)Je vous ordonne d’exercer sous son autorité et d'exécuter ses ordres et ses instructions dans l'intérêt du service, conformément au règlement militaire et aux lois de la République en vigueur, et par fidélité aux sacrifices de nos vaillants chouhada et aux valeurs de notre glorieuse Révolution de libération”, a ordonné le chef de l’armée aux gendarmes.

Il ajoutera que “ce corps est également un trait d'union solide avec le peuple avec qui il entretient un contact quotidien de grande importance, notamment dans les zones rurales et suburbaines, où les hommes de la Gendarmerie nationale interagissent en permanence avec leurs concitoyens. Cette armée se veut être, ainsi, un élément indispensable de la sécurité et de la stabilité, et un outil aussi utile qu’efficace, pour servir le pays et le citoyen et veiller en permanence à garantir le respect et l’application des lois de la République par tous”.

Le tableau est donc des plus ordinaires. Mais le limogeage d’Abderrahmane Arar, une année seulement après son arrivée à la tête de la gendarmerie en remplacement de Ghali Beleksir qui a pris la fuite à l’étranger quelques jours seulement après avoir quitté ses fonctions, n’a rien d’anodin. Si les autorités ne donnent jamais les raisons du départ d’un responsable d’une institution aussi sensible, il est difficile de dissocier cette décision des événements qui ont cours dans le pays.

Ce corps de sécurité, qui était en première ligne lorsqu’il s’agissait d’exécuter les décisions d’Ahmed Gaïd Salah lors des arrestations des opposants, a été écarté ces derniers temps de cette mission au profit de la police. Un retour à la normale, puisque durant le printemps et l’été 2019, c’est la gendarmerie qui était chargée d’accompagner les détenus politiques et les hommes d’affaires emprisonnés pour différentes affaires de la prison d’El-Harrach au tribunal de Sidi M’hamed. Un fait qui avait suscité des interrogations à l’époque.

Plus que cela, pour un pouvoir en pleine recomposition après l’élection présidentielle de décembre dernier, la gendarmerie semble avoir besoin de s’arrimer sur la nouvelle donne. Pour cela, les nouvelles autorités ont besoin d’un chef qui les accompagne dans leur politique. D’autant plus que comme tous les anciens chefs de corps d’armée, Abderrahmane Arar a été nommé par Ahmed Gaïd Salah. Il faut désormais scruter les actions de la nouvelle équipe installée à la tête de la gendarmerie.

 

 

Ali Boukhlef


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