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A la une / Actualité

À l’appel de l’intersyndicale de l’Éducation

Grève nationale et sit-in les 26 et 27 février


Cette nouvelle action de protestation bénéficie, cette fois-ci, du renfort du Cnapeste, qui avait brillé par son absence lors de la grève des 21 et 22 janvier dernier, en raison de contraintes statutaires propres au syndicat.

Les six syndicats constituant l’intersyndicale de l’éducation (Unpef-Cnapeste-Snte-Snapest-Cela-Satef) ont appelé jeudi, à une grève nationale, pour les 26 et 27 février, qui sera suivie de sit-in de protestation régionaux, le 27 février, devant les Directions de l’éducation des wilayas de Relizane, Batna, Blida et Laghouat. Réunie, à l’effet de débattre des perspectives du mouvement de protestation, l’intersyndicale du secteur de l’éducation nationale a, également, mis à profit cette opportunité, pour réitérer ses revendications socioprofessionnelles et pédagogiques. À commencer par le refus de la décision du ministère de l'Éducation nationale de ne pas prendre en compte le travail de la commission mixte chargée de la révision du statut particulier, en élaborant son projet sans la participation des syndicats et l’application immédiate du décret 14-266 avec effet rétroactif. Il est également question du rétablissement dans leurs droits des catégories lésées lors du reclassement, au sujet duquel ils réaffirment leur attachement à la proposition portant sur la classification des catégories des enseignants de base et des enseignants de promotion (primaire : 12, 13, 15 ; moyen : 13, 14, 16 et secondaire : 14, 15, 17). Et de faire siennes les revendications propres de l’intersyndicale de la Fonction publique, à savoir l'annulation définitive de l'article 87 bis, la création d'une subvention pour les corps communs et les ouvriers professionnels, et ce, en réitérant leur attachement à la retraite relative et à la retraite sans condition d’âge, ainsi que la mise en place de mécanismes de rééquilibrage du pouvoir d'achat.
À cela s’ajoutent d’autres doléances sur les plans éducatif et pédagogique, notamment la révision des programmes et des méthodes en fonction du niveau des élèves, en particulier dans l'enseignement primaire et l'amélioration de la formation et des conditions de travail et de scolarisation, et de réduire le volume horaire de tous les cycles en tenant compte du volume de travail et des tâches, et de ne pas remettre en cause l'autorité pédagogique du professeur. Sur le plan des libertés syndicales, les doléances portent sur la levée des restrictions à la liberté d'exercice de l’activité syndicale au niveau local et national (PV communs, l’octroi de sièges et la levée de sanctions et de poursuites judiciaires contre les syndicalistes…). En conclusion, l’intersyndicale de l’éducation appelle tous les employés du secteur à se mobiliser pour la réussite de la grève et les sit-in régionaux de protestation, qui bénéficieront du renfort du Cnapeste, qui avait brillé par son absence lors de la grève et des sit-in des 21 et 22 janvier dernier, en raison de contraintes statutaires propres au syndicat. Interrogé à ce sujet, le SG du Satef, Boualem Amoura, a jugé inévitables ces actions de protestation, “vu l’entêtement de la ministre qui dit qu’il y a ouverture de dialogue alors que c’est faux”, en voulant pour preuve que le Cnapeste n’a même pas été invité au round des rencontres qu’elle a initiées. Selon lui, “la ministre pense régler les problèmes du secteur toute seule, alors qu’ils sont énormes, et elle en a fait l’expérience lorsqu’on était avec elle, on l’a accompagnée pour régler les problèmes qui allaient même l’emporter ”. “Mais, maintenant qu’elle essaie de nous ignorer, nous allons continuer à défendre les intérêts des travailleurs avec tous les moyens permis par la loi”, conclut-il.


A. R.


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