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Complexe sidérurgique d’El-Hadjar d’annaba

Grève surprise des travailleurs contractuels

Sit-in, hier, des travailleurs contestataires devant le siège de la DG du site d’El-Hadjar. © D. R.

Les contractuels recrutés dans le cadre du dispositif Contrat de travail aidé (CTA) par l’entreprise Sider ont débrayé, hier, aux premières heures de la matinée, avant d’observer un sit-in devant le siège de la Direction générale du site d’El-Hadjar. Les contractuels grévistes au nombre de 300, selon le syndicat d’entreprise, revendiquent, pour la plupart d’entre eux, leur titularisation immédiate dans leurs postes respectifs et menacent de paralyser totalement les installations stratégiques du complexe si la direction n’acquiesce pas à leur demande. Désemparée par l’ampleur du mouvement et surtout dans l’incapacité de répondre favorablement à la revendication des manifestants, cette dernière a tenté maladroitement de disperser ceux-ci par la force. Mal lui en prit puisque l’interventionmusclée des agents des services de sécurité interne a provoqué de véritables affrontements avec les grévistes, lesquels ont été immédiatement rejoints par d’autres travailleurs contractuels recrutés dans le cadre du Daip et d’autres dispositifs. La situation s’étant envenimée à la mi-journée, le syndicat d’entreprise a décidé d’intervenir dans ce conflit en initiant une réunion avec le staff dirigeant pour essayer d’établir un dialogue entre les deux parties. Peine perdue, cependant, la direction ayant refusé obstinément d’aller à la table des négociations, a indiqué, hier, Redha Djemaï, le secrétaire général du syndicat d’entreprise de Sider. Ce dernier explique qu’il lui a été impossible de persuader le directeur général du complexe de la nécessité de discuter avec les grévistes. “L’attitude intransigeante de ce responsable est inexplicable. Il s’est montré arrogant même avec nous, qui voulions simplement éviter l’escalade. Il devra assumer les conséquences, car il suffisait de montrer ses bonnes dispositions à l’endroit des 1 020 contractuels qui activent à différents niveaux au sein de l’usine et de les raisonner”, regrette Redha Djemaï. Sitôt informés de l’échec de la réunion entre le syndicat et la direction, les protestataires ont décidé, à leur tour, de bloquer la voie ferrée desservant le fourneau et les aciéries. Pour signifier sa désolidarisation avec ce responsable, le syndicat d’entreprise a rendu public un communiqué dans lequel il accuse le P-DG du complexe sidérurgique de mauvaise gestion de l’usine. Il reproche, notamment, à ce responsable “des promotions dont ont bénéficié certains, sans pour autant remplir les conditions”,
et “d’être à l’origine des problèmes dans lesquels se trouve le complexe, du fait de la mauvaise qualité des produits” (certains ont été réexpédiés par l’Italie et le Maroc), cela “alors que l’État a déboursé des milliards pour mettre à niveau le complexe en le modernisant, la gestion n’a pas suivi et la situation empire”, est-il souligné dans ledit communiqué.

 


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