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Violence en milieu universitaire

Hadjar somme les recteurs de sévir

Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur. ©Billel/Liberté

Le ministre a instruit les recteurs des universités en vue d’user de toutes leurs prérogatives dans l’application de la loi et la consécration des conseils disciplinaires à l’encontre de tous ceux qui usent de la violence au sein de l’université, en plus de poursuites judiciaires.


Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, est intervenu, jeudi, à Tipasa, devant les cadres du centre universitaire Morsli-Abdellah. Dans cette ville, secouée deux jours plutôt par un crime odieux commis sur la personne d’un enseignant universitaire, le ministre ne pouvait qu’évoquer cette violence à l’université qui tend à devenir endémique. Il s’y est exprimé d’ailleurs. Hadjar a ainsi appelé la famille universitaire à se soutenir afin de faire face à la violence en milieu universitaire, même s’il a tenté de minimiser l’ampleur du phénomène. “La violence à l’université n’a pas atteint le degré de virulence colportée un peu partout”, a-t-il affirmé, poursuivant que “l’université est un espace réactif à son environnement qui est le théâtre d’une prolifération terrifiante du phénomène de la violence, dans les rues et les stades notamment". Parlant du cas du professeur Bachir Karaoui Sarhane, le ministre de l’Enseignement supérieur a réitéré que le meurtre n’a aucune relation avec l’université. Ce disant, il a annoncé l’introduction programmée du phénomène de la violence dans les prochains travaux du Conseil d'éthique et de déontologie de l'enseignement supérieur, qui sera consacré à différents points liés au secteur. Il a indiqué que, pour ce faire, il a instruit les recteurs des universités en vue d’user de toutes leurs prérogatives dans l’application de la loi et la consécration des conseils de discipline à l’encontre de tous ceux qui usent de la violence au sein de l’université, en plus de poursuites judiciaires. Cela dit, l’affaire de l’assassinat du professeur universitaire Bachir Sarhane Karaoui, dans des circonstances non encore élucidées, a connu un développement important, avec le renvoi du dossier au juge d’instruction près le même tribunal de Tipaza, sous le chef d’accusation “d’homicide volontaire avec préméditation et guet-apens”. Le procureur de la République près le tribunal de Tipasa a, selon l’APS, délivré une ordonnance de renvoi du dossier de l’affaire auprès du juge d’instruction près le même tribunal, après avoir auditionné les deux suspects, H. M. et H. A., qui lui ont été présentés jeudi par les services de la police judiciaire de la wilaya.
Aussitôt, le juge d’instruction près le tribunal de Tipasa a commencé l’audition les deux prévenus, avant d’ordonner leur mise en détention  préventive, a indiqué la même source.  
Le secret et la retenue demeurent les maîtres mots dans cette affaire de meurtre, entourée d’un grand silence par le procureur de la République près le tribunal de Tipasa qui, évoquant le secret de l’enquête, s’est refusé à tout commentaire.
Enseignant à la faculté de droit du centre universitaire de Khemis Miliana (w. Aïn Defla), la victime a été retrouvée assassinée à l’entrée d’un bâtiment de la cité des 122-Logements du centre-ville de Tipasa, cité où résident les deux suspects appréhendées, deux frères jumeaux et âgés de 23 ans, étudiant l’un au centre universitaire de Tipasa et l’autre à El-Affroun (Blida).

A. R.


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Commentaires
2 réactions
elbahri le 24/06/2017 à 12h33

``phénomène de la violence, dans les rues et les stades notamment"...Faudrait ajouter les chaines de télé, autoroutes...etc

meliani le 24/06/2017 à 18h24

Dieu tout puissant ! mais dans quel pays vivent les Algériens ? comment peut-on tuer aussi facilement un enseignant ? qui sont ces assassins ? pourquoi les profs.universitaires menacés ne sont pas protégés ? y a t-il- au moins un service sécurité ? il faut que ce boxon s'arrête !! il y va de l'avenir du pays! et avec ça on se demande pourquoi il n'y a pas de touristes en Algérie sans blagues !! et quoi encore !

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