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A la une / Actualité

Le RCD dénonce et accuse

Hasbellaoui soigne son épouse à l’étranger

Mokhtar Hasbellaoui, ministre de la Santé. © Archives/Liberté

Dans le sillage de ses critiques contre le pouvoir, le président du RCD, Mohcine Belabbas, a révélé que les dirigeants du pays partent se soigner à l’étranger tandis que les hôpitaux algériens deviennent des “mouroirs”. Parmi ces responsables qui se soignent “particulièrement en Europe”, se trouve le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, qui avait brillé par son absence aux premiers jours de l’annonce de l’épidémie de choléra qui avait touché une partie du centre du pays. “À de rares exceptions près, aujourd’hui, plus aucun responsable officiel ne se soigne dans le pays. Il y a même ceux qui optent pour l’Europe pour un simple accouchement ; le ministre de la Santé lui-même donne le parfait exemple en envoyant sa femme en France pour un tel acte banal”, a indiqué Mohcine Belabbas dans son allocution. Puis il précisera plus tard que des directeurs d’hôpitaux, à l’image de l’ancien dirigeant de l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja qui se soignait en France avant d’y décéder, “ne font même pas confiance au secteur qu’ils gèrent”. En plus du ministre de la Santé, d’autres hauts responsables de l’État n’hésitent pas à se soigner en dehors du pays, parfois pour de petites pathologies. À commencer par le chef de l’État qui, en pleine polémique sur la propagation de l’épidémie de choléra, s’est dirigé vers la Suisse pour y effectuer des “contrôles de routine”. Abdelaziz Bouteflika s’est toujours soigné à l’étranger. Quelques jours plus tard, le président de l’APN, Saïd Bouhadja, a accompagné sa femme pour effectuer des soins dans une clinique parisienne. La capitale française a visiblement la cote chez les responsables algériens, civils et militaires.
C’est à Paris que se soignait le colonel Bencherif, avant d’y décéder. C’était le cas également de plusieurs autres hauts cadres de l’armée qui se soignaient en France. Le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd, ne déroge pas à la règle. Il se rend souvent en France pour soigner un cancer.
Pendant ce temps, poursuit le président du RCD, les hôpitaux publics sont devenus des “mouroirs”. “Manque de lits, absence d’hygiène, malades entassés dans les structures d’urgence, pannes récurrentes du matériel et pénuries de médicaments, conditions de travail effroyables, le tout dans une indifférence ascendante à mesure que s’élèvent les échelons de la hiérarchie des responsabilités”, a résumé l’orateur pour décrire la situation des structures publiques de santé.
Pour faire face à la dégradation de la situation dans les hôpitaux, le RCD rappelle que les citoyens s’endettent pour aller se soigner à l’étranger. La situation “pousse même les moins nantis des citoyens, au prix de lourdes dettes, à se tourner vers les cliniques privées ou à se déplacer en Tunisie ou en Turquie pour ceux qui le peuvent afin d’accéder à de meilleurs soins. Dans certains cas, des citoyens organisent des quêtes publiques sur les routes pour envoyer vers l’étranger des malades démunis et qui ont perdu espoir”. Concernant les conditions qui ont conduit à cette situation, le président du RCD a notamment évoqué le manque d’hygiène. “La dégradation des conditions de vie et d’hygiène publique, l’insécurité et la peur des lendemains s’exacerbent”, a-t-il dit. “La multiplication des sites insalubres dans nos villes est un fait visible et les odeurs nauséabondes étouffent l’atmosphère jusque dans les maisons : égouts à ciel ouvert dont la réparation s’éternise, y compris dans des quartiers de la capitale, eaux stagnantes, décharges publiques dans les périphéries, CET mal gérés... Ces endroits constituent des gites larvaires de moustiques et facteurs de propagation de virus et bactéries”, ajoutera Belabbas. Au lieu de régler le problème, “la ministre de l’Environnement se fait accompagner par des caméras de télévision pour se mettre en scène en train de ramasser les ordures”, ironise le président du RCD qui rappelle que “ce qui est demandé à un ministre, ce n’est pas de ramasser des ordures, mais de trouver des solutions à la crise”.


Ali B.

 


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