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A LA UNE / Actualité

Six militants politiques et des droits de l’Homme jugés à Ghardaïa

HRW appelle au respect des traités internationaux

L’organisation non gouvernementale des droits de l’Homme, Human Rights, Watch (HRW), a épinglé l’Algérie au sujet des six militants politiques et des droits de l’Homme qui “risquent des peines de prison pour une manifestation pacifique de soutien à un avocat défenseur des droits humains traduit en justice”.
“Les autorités algériennes devraient abandonner toutes les accusations contre ces six personnes avant la prochaine séance de leur procès, prévue le 20 mars 2018”, a indiqué, hier, HRW dans un communiqué. “Les autorités ont arrêté les six hommes le 13 juillet 2016, alors qu’ils se préparaient à manifester au tribunal de Ghardaïa, où l’avocat Salah Dabouz devait être entendu. Libérés le jour même, ils ont pourtant été convoqués au tribunal en octobre 2017 et inculpés d’incitation à attroupement non armé, d’atteinte à corps constitué et de non-respect d’une décision administrative. Ils sont libres en attendant leur procès”, rappelle HRW. “Poursuivre en justice des gens qui brandissent des banderoles appelant à la justice et au respect des droits humains devant un tribunal est l’illustration parfaite de l’incapacité de l’Algérie à tolérer toute contestation exprimée publiquement”, a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.
Les six accusés “sont Abdelkader Kherba, membre de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh) et du Comité national pour la défense des droits des chômeurs, Hamid Ferhi, coordonnateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), Fethi Ghares, porte-parole de ce parti, Nadir Dabouz, neveu de Salah Dabouz, Kaddour Chouicha, membre de la Laddh et coordonnateur national du Syndicat des enseignants du supérieur solidaires (Sess) et Ahmed Mansri, président de la section locale de la Laddh à Tiaret”. L’ONG affirme avoir consulté l’acte d’inculpation émis par un juge d’instruction et daté du 22 octobre 2017. Ce document cite le rapport de police, selon lequel la gendarmerie a arrêté les six hommes car ils “se préparent à manifester pour soutenir Salah Dabouz, qui comparaît ce jour devant un tribunal de Ghardaïa. Les individus ont des banderoles et des tracts qui demandent de soutenir Dabouz, appellent à la justice et au respect des droits humains. Les six individus ont également pris une photo souvenir devant le café”. L’acte d’inculpation cite également les slogans inscrits sur les banderoles des activistes, ajoute l’ONG en indiquant qu’“aucune des banderoles citées ne contenait d’appel à la violence”. Le juge d’instruction a conclu que les accusés avaient “désobéi au décret interdisant les manifestations, les défilés et les rassemblements publics, émis par le wali de Ghardaïa le 18 juillet 2016 (...), qui bannissait tout rassemblement public en vertu de l’article 459 du code pénal”, selon HRW, qui invite les autorités algériennes à “les autorités algériennes devraient respecter le droit de manifester pacifiquement et cesser de poursuivre des activistes en les inculpant de rassemblement non autorisé ou non armé”. Et HRW de rappeler enfin, que “le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) ainsi que la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples, tous deux ratifiés par l’Algérie, exigent que les États protègent la liberté de réunion”.

A. R.
amar.rafa@liberte-algerie.com

 


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