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L’ONG souligne que tebboune n’a pas tenu ses promesses

HRW dénonce la poursuite de la répression

La répression, mode opératoire face aux marches pacifiques du hirak. © Louiza Ammi/Archives. Liberté

Pour   l’ONG   Human   Rights  Watch,  rien  n’a changé  pour  le   hirak   et   la   “répression  continue”,   après  l’arrivée   d’Abdelmadjid Tebboune   à  la  tête  de l’État.

Dans  un  nouveau  communiqué  publié  hier,  l’organisation  non gouvernementale Human Rights Watch (HRW) a rappelé que des détenus d’opinions restent toujours en prison, malgré les promesses des autorités. “Au lieu de libérer toutes les personnes détenues pour des manifestations pacifiques, les autorités ont continué d'arrêter et de détenir des personnes pour leur activisme pacifique”, a déclaré Eric Goldstein, directeur exécutif intérimaire pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Human Rights Watch.

“Les offres de dialogue perdent de leur crédibilité lorsque vous enfermez des gens  simplement  parce  que  vous  descendez  dans  la rue pour  être  en désaccord avec vous”, a ajouté le responsable, cité dans un article posté sur le site de l’organisation. Pour illustrer ces dénonciations, HRW cite le cas d’un journaliste qui “a été arrêté et menacé de poursuites”.

Les   autorités   ont  également  “accusé  un   romancier”  d'avoir   “insulté  le président de la République” et “porté atteinte à la sécurité de l’État” pour ses messages sur Facebook moquant le président Abdelmadjid Tebboune, rappelle encore l’ONG. Outre ce constat, l’ONG énumère les arrestations et autres actes de répression enregistrés depuis le début de l’année. Ainsi,   le  9  janvier,  “des   officiers  militaires   ont   arrêté   Khaled   Drareni, correspondant de French TV5 Monde, à son domicile d'Alger et l'ont interrogé pendant plusieurs heures sur ses opinions et ses publications sur les réseaux sociaux.

Ils l'ont  menacé  de  poursuites,  mais  l'ont  libéré  sans inculpation le même  jour”,  rapporte  le  document  qui  rappelle  que  les  tribunaux  de différentes villes “ ont  rejeté  la  demande  de mise  en  liberté  provisoire  déposée  par plusieurs éminents dirigeants, dont Abdelouahab Fersaoui, président du RAJ, et Karim Tabbou, une figure de l'opposition”. 

Citant le Comité national pour la libération  des  détenus,  HRW  rappelle  que sur les 150 personnes qui ont été placées en détention  provisoire  ou  jugées pour leur participation au mouvement de protestation  entre  juin et décembre 2019, “environ 80 restent incarcérées”. Pour l’ONG, les arrestations  et mises en  détention  ne se  sont  pas  limitées  à  la  période  d’avant   l’élection présidentielle.

De nouvelles interpellations ont eu lieu depuis janvier. Ainsi, l’organisation cite le cas de Kamel Nemmiche, membre de la direction  du RAJ, interpellé  le  17 janvier à Alger et accusé d’“atteinte à l’unité nationale”. Il a été acquitté.  Malgré la poursuite des arrestations et interpellations, HRW précise tout de même que les autorités algériennes ont libéré un nombre important de détenus d’opinion depuis le début de l‘année en cours.
 

Ali Boukhlef

 


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