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Des professionnels de la filière le déplorent

Huile d’olive : un marché mal organisé

Le marché de l’huile d’olive reste mal orienté et mal organisé, en dépit de la reprise de la production, font observer des professionnels de la filière oléicole. Aussi, estiment-ils que les évolutions sur le marché de l’huile d’olive montrent la nécessité d’une stratégie concertée comportant notamment des incitations à structurer ce secteur. Le Salon international de l’oléiculture (Med Mag Oliva Algérie 2018), dont c’est la deuxième édition cette année, et qui, hier, a ouvert ses portes au Palais des expositions, Safex, constitue une belle occasion pour discuter de la manière dont il faut aborder les problèmes de la filière et comment la booster.
Salim Adjaoud, gestionnaire de l’Huilerie traditionnelle Adjaoud de Béjaïa, une société présente à cet événement, avance qu’il y a énormément de problèmes dans la filière et ce salon nous permet d’en parler et de proposer des solutions. Pour lui, le marché de l’huile d’olive est miné par l’informel. Ainsi des huiles de mauvaise qualité sont importées et vendues à bas prix (300 DA le litre). Et cela, dit-il, entraîne une concurrence déloyale et nous cause beaucoup de soucis. Par ailleurs, ajoute-t-il, l’oléiculture, contrairement aux filières lait, céréales et pomme de terre, entre autres, ne bénéficie pas de suffisamment de soutien de la part des pouvoirs publics. Le représentant de l’Huilerie traditionnelle Adjaoud “lance un appel au ministère de l’Agriculture pour aider les professionnels de la filière oléicole à introduire l’huile d’olive dans les hôpitaux, les cités universitaires, les casernes…”  Cela, affirme-t-il, va certainement stimuler la production. Celle-ci a atteint 90 millions de litres en 2017, selon Cherif Omari, directeur du développement agricole au ministère de l’Agriculture. Et, il est attendu, poursuit-il, qu’elle passe à 100 millions de litres l’année prochaine.
M. Omari insiste sur le fait que la production a repris de la vigueur
et que la surface réservée à l’oléiculture s’étend d’année en année,
atteignant aujourd’hui environ 500 000 hectares.

Youcef Salami