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A la une / Actualité

Dans son rapport mondial 2018 sur les droits de l’Homme

Human Rights Watch épingle l’Algérie

HWR dresse un tableau noir des libertés en Algérie. © Archives Liberté

“Des lois sur la presse répressives, une dépendance des revenus de la publicité émanant du secteur public, ainsi que d'autres facteurs limitent la liberté de la presse”, dénonce HRW.

L’ONG internationale, Human Rights Watch, a dressé un tableau noir de la situation des droits de l’Homme en Algérie, dans son dernier rapport mondial 2018, présenté jeudi à Paris. Toutes les questions liées à la liberté d’expression, de réunion, aux libertés religieuses, aux droits des femmes, des réfugiés et des migrants et de l’orientation et de l’identité sexuelle ont été passées en revue par HRW qui constate qu’“en dépit d'amendements constitutionnels adoptés en 2016, les autorités algériennes ont continué, en 2017, de recourir aux poursuites pénales pour réprimer l'exercice pacifique de la liberté d'expression, utilisant des articles du code pénal qui criminalisent le fait d'injurier le président, d'insulter les agents de l'État et de discréditer l'islam, ainsi que d'autres articles sur la transmission de renseignements à des puissances étrangères”, mettant l’accent sur le fait que “l'interdiction des manifestations à Alger”, dont la dernière en date était la répression sauvage, à l’intérieur même de l’enceinte hospitalière Mustapha-Pacha, dont ont été victimes les médecins résidents, lors d’un rassemblement national dans la capitale. “Des lois sur la presse répressives, une dépendance des revenus de la publicité émanant du secteur public, ainsi que d'autres facteurs limitent la liberté de la presse”, dénonce HRW, rappelant qu’“en 2017, les autorités ont poursuivi un certain nombre d'Algériens en justice pour avoir tenu des propos critiques à leur égard”. Mais ce n’est pas tout. “Jusqu'à présent, de grandes organisations de défense des droits humains telles que la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh) et le Rassemblement action jeunesse (RAJ), ainsi que la division algérienne d'Amnesty International, qui ont toutes soumis des demandes d'agrément en bonne et due forme en janvier 2014 comme l'exigeait la loi 12-06, n'ont toujours pas reçu de récépissé certifiant leur légalité”, a dénoncé cette ONG dans ce “rapport mondial” de 643 pages, HRW qui a examiné l'état des droits de l’Homme dans plus de 90 pays. Le rapport de HRW n’a pas manqué d’évoquer la persécution de la minorité religieuse des Ahmadis dont “plus de 266 membres (…) ont été poursuivis en justice depuis juin 2016”, et “certains ont même été emprisonnés pour des périodes allant jusqu'à six mois”. Quid du respect des droits des femmes ? “Le code de la famille algérien continue d'être discriminatoire à l'égard des femmes, en dépit de l'adoption, en 2005, de certains amendements qui ont amélioré les conditions d'obtention par les femmes du divorce et de la garde des enfants. Par ailleurs, l'Algérie a conservé l'article 326 de son code pénal, qui permet à quiconque enlève une personne mineure d'échapper aux poursuites s'il épouse sa victime”, tranchent les rédacteurs de ce rapport qui dénonce aussi le mauvais traitement dont ont été victimes des réfugiés et migrants subsahariens. HRW a rappelé aussi que “l'Algérie a reçu 229 recommandations de la part des autres États” lors de son “troisième examen périodique universel (EPU) devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies (CDH), le 8 mai 2017”. Mais l’Algérie “n’a pas accepté de nombreuses recommandations parmi les plus importantes, relatives à l'abolition de la peine de mort, à la ratification du Statut de Rome (qui a établi la CPI), à la dépénalisation des relations sexuelles entre personnes de même sexe, et à la fin des discriminations à l'encontre des femmes, entre autres”. Pis encore, “l'Algérie a continué en 2017 à ne pas satisfaire à des demandes de visite du pays présentées de longue date par le CDH, notamment pour les rapporteurs spéciaux sur la torture, sur les droits de l’Homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, ainsi que pour le Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires”, a insisté l’ONG.


Lyès Menacer

 


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