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Issad Rebrab, P-DG du groupe Cevital, à propos de la stratégie d’exportation

“Il faut lever les contraintes et libérer les initiatives”

Issad Rebrab, P-DG du groupe Cevital. ©Louiza/Archives Liberté

Présent hier à l’ouverture de la 4e consultation nationale sur la stratégie d’exportation, organisée au siège d’Algex, le P-DG de Cevital appelle les décideurs du pays à lever les écueils qui bloquent le développement des exportations et freinent la concrétisation du programme de diversification.  

“Comment voulez-vous développer les exportations hors hydrocarbures quand vous avez des problèmes dans certains ports où vous ne pouvez même pas accoster vos bateaux pour exporter vos marchandises ? Pis encore, l’on privilégie l’accostage de navires d’importation à ceux d’exportation.” Cet épineux problème résume le constat établi par le P-DG du groupe Cevital, Issad Rebrab, sur les exportations algériennes. “Notre groupe a la capacité d’exporter annuellement plus d’un million de tonnes de sucre vers l’étranger. Aujourd’hui, nous n’en exportons qu’entre 500 000 et 600 000 tonnes/an. La cause : nous ne disposons pas de quais pour recevoir plusieurs bateaux destinés à l’export”, déplore le patron de Cevital. Pour lui, la “compétitivité d’une entreprise n’est pas le propre de l’entreprise elle-même uniquement. C’est le propre de tout un pays”, avoue M. Rebrab qui, par cette déclaration, veut faire savoir que les pouvoirs publics doivent créer toutes les conditions favorables à la diversification des exportations. Pour cela, insiste-t-il, il faut indubitablement “libérer les initiatives”. Sans quais, affirme Issad Rebrab, les opérateurs à l’export subissent des coûts, paient des surestaries et n’arrivent plus à exporter dans les délais exigés par le commerce international.
“Du point de vue technique, les Algériens peuvent relever le défi — et ils l’ont d’ores et déjà prouvé — de faire passer notre pays du stade d’importateur au stade d’exportateur dans plusieurs créneaux d’activité”, souligne-t-il. Mais encore faut-il que l’environnement de l’entreprise, remarque-t-il, soit favorable pour réaliser un tel objectif. “Des dizaines, voire des centaines d’entreprises sont empêchées d’investir pour faire passer l’Algérie du statut de pays importateur à celui d’exportateur”, relève-t-il. Il pose ainsi l’autre problème lié à la liberté d’entreprendre dans notre pays. Les industriels doivent investir, suggère-t-il, dans des activités à forte valeur ajoutée avec des avantages comparatifs. “Si vous fabriquez un produit de qualité et compétitif, vous n’aurez aucun problème pour l’exporter vers n’importe quel pays du monde”, indique-t-il. Et de citer l’exemple de Cevital dont la filiale MFG, qui exporte 80% de sa production de verre plat. “Dans l’agroalimentaire, nous exportons le sucre vers
35 pays différents”, argue-t-il. Idem pour les “huiles végétales raffinées de Cevital puisque notre pays exporte vers l’étranger après avoir été dans le passé importateur net”. Cependant, en dépit de tous ses efforts et sa bonne volonté, l’État, avec tous ses démembrements, continue de bloquer les projets du groupe Cevital.
Présent hier à l’ouverture de la 4e consultation nationale sur la stratégie nationale d’exportation (SNE), organisée au siège d’Algex, le P-DG de Cevital a appelé les décideurs du pays à lever tous les écueils qui bloquent le développement des exportations et freinent la concrétisation du programme de diversification économique en Algérie. Cette problématique a d’ailleurs été au centre des débats lors de la réunion initiée par le ministère du Commerce. “L’émergence des exportations hors hydrocarbures suppose une culture nouvelle ouverte sur la prise de risque, la préférence de l’investissement à la consommation”, a souligné, à ce propos, le ministre du Commerce, Saïd Djellab. L’émergence des exportations hors hydrocarbures, affirme-t-il, n’est pas seulement une question technique de levée des contraintes et d’amélioration du climat des affaires, mais aussi une question de culture nouvelle ouverte notamment sur la prise de risque. Le ministre a reconnu que l’initiative privée doit être libérée pour aller à la rencontre des idées de projet à l’export, les saisir et les concrétiser, tout en veillant sur l’amélioration du climat des affaires.

B. K.


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