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Il considère que les conditions ne sont pas réunies pour le scrutin et refuse de soutenir Ghediri

“Il faut qu’il y ait une décantation”


C’est la question qui turlupine désormais tous les esprits : comment les choses vont-elles évoluer dans les prochains jours, voire dans les prochaines semaines, à la lumière de l’accélération des événements ? S’il se garde d’émettre quelques pronostics, Ali Benflis, invité hier du Forum de Liberté, estime que cette étape historique devrait donner lieu, si le régime consentait
à faire la bonne lecture des événements, à une “décantation”. “Il faut qu’il y ait une décantation”, dit-il. “L’état du pays est préoccupant, mais il n’est pas désespérant ni sans issue. C’est un fait avéré si le système politique en place se rend à l’évidence des trois nouvelles réalités politiques. Le premier de ces faits est que le peuple s’est levé et a exprimé des revendications et des objectifs (…).” “Il est erroné de miser sur l’essoufflement du mouvement pour chercher à se reproduire”, met-il en garde. Le deuxième fait, observe-t-il, est que le peuple algérien a prouvé au monde entier sa maturité civique élevée, une conscience politique et un attachement à la paix civile. “Le système politique en place doit s’élever au niveau de notre peuple en préservant le pays des dangers”, soutient-il. Le troisième et dernier des faits, poursuit-il, est que le peuple ne “tolère plus un système politique étranger à son époque, un système politique qui a conduit l'État national au bord de l'effondrement”. S’il a décidé de renoncer à participer à la présidentielle, c’est parce que, pour lui, les conditions d’un scrutin transparent ne sont pas réunies et que la “partie est jouée d’avance”. “Je ne me suis pas porté candidat car je savais que le partie était jouée d’avance. Je ne vais tout de même pas entrer en compétition avec un cadre”, ironise-t-il. Et au regard de l’évolution de la situation et des conditions qui entourent le prochain scrutin, Ali Benflis estime qu’“il n’y a pas lieu de parler d’élections”. C’est pourquoi le maintien de la candidature d’Ali Ghediri, dont il évite de citer le nom, ne constitue pas, à ses yeux, un élément à même de conférer à l’élection une quelconque crédibilité. “Je ne le connais pas, je ne fais pas de commentaires sur les dires des personnes. La question est de savoir : y aura-t-il une élection ? Tel que c’est parti, l’administration engagée, qu’il y ait élection ou non, pour moi, ce n’est pas un scrutin. Mettez la personne que vous voulez. Moi, je considère que ce n’est pas une élection. Celui qui veut s’inscrire dans cette direction est libre (…) Moi, ce qui m’intéresse, c’est de sortir de l’impasse”, dit-il. Interrogé pour savoir s’il était disposé à lui apporter son soutien, Ali Benflis s’est montré formel : “Je ne me suis pas porté candidat car je savais que le partie était jouée d’avance. Comment soutenir quelqu’un dans un ‘marché de dupes’ ? Pour moi, il n’y a pas d’élection, qu’elle ait lieu ou non. Je n’irai pas voter.” Selon lui, “si on veut construire, on doit bâtir un nouveau système sur les bases d’élections propres et transparentes organisées par une instance indépendante”. “Le peuple doit décider de son sort dans le cadre d’élections propres et transparentes”, conclut-il, en appelant à un large débat entre Algériens pour dégager des perspectives au pays.


K. K.

 



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