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SAïD KHELIL AU CAFé LITTÉRAIRE DE TICHY

“Il n’y a pas un gramme de volonté de changement”

© D. R.

L’ancien détenu d’Avril 1980 et ex-secrétaire général du FFS, le Dr Saïd Khelil, a animé, samedi, un Café littéraire à Tichy. Il a choisi de parler, célébration de Yennayer oblige, du “combat pour le recouvrement identitaire et le mouvement révolutionnaire en cours”.  Occasion pour l’ancien animateur du MCB de rappeler le long cheminement par lequel est passé le combat amazigh et à travers lui, le Mouvement culturel berbère (MCB). 

Il a énuméré les acquis, arrachés par les différentes générations de militants, qui ont fait preuve de persévérance et d’engagement pacifique avant de s’arrêter sur les douloureux événements d’Avril 2001 avec son lourd bilan : 127 morts et plus de 2 000 blessés dont des handicapés à vie.

En abordant le mouvement révolutionnaire en cours, le fondateur et président du Mouvement pour la démocratie et la citoyenneté (MDC), — un parti mort-né, qu’il avait lancé avec d’autres activistes politiques en 1995 —, a indiqué qu’après plusieurs mois de mobilisation, “il n’y a pas un gramme de volonté de changement aujourd’hui”. Pour preuve, a-t-il ajouté, “l’activité politique est interdite”. Il citera, à ce propos, la rencontre, prévue le 25 janvier prochain, du Pacte de l’alternative démocratique (PAD) pour laquelle “nous devons demander une autorisation”.

“Comme le champ médiatique est fermé, nous sommes dans un régime dictatorial. Mais notre devoir est de continuer le combat jusqu’au changement radical du système politique”, affirmera le conférencier. Toutefois, espère-t-il, “nous souhaitons que l’Algérie ne sombre pas dans la violence, comme c’est le cas chez nos voisins, la Libye en l’occurrence et le Proche ainsi que le Moyen-Orient”. 

En évoquant les différentes crises politiques et mouvements sociaux, qui ont ponctué la vie politique nationale, l’ancien secrétaire général du FFS a rappelé qu’en 1988 notamment, “il y avait une volonté politique d’aller vers le changement”, laquelle volonté politique est, selon lui, “absente aujourd’hui”. Mais la nouveauté, dira-t-il, avec insistance c’est qu’“il y a un mouvement révolutionnaire en cours”.

Et les jeunes reviennent, à la faveur de ce mouvement précisément, à la politique. “Ils reviennent sur le terrain. Ce n’est pas la prison, qui va les décourager”, a ajouté M. Khelil.

Le Dr Saïd Khelil a estimé qu’il faut “seulement qu’ils continuent à occuper le terrain politique”, avant d’appeler de ses vœux “au retour des anciens militants politiques, notamment les plus aguerris d’entre eux, afin d’encadrer cette nouvelle génération”. “C’est ainsi que l’on pourra ériger un État moderne, un État de droit, que le peuple algérien réclame de tous ses vœux depuis le 22 février dernier”, a-t-il ajouté.

L’ancien détenu d’Avril 1980, engagé aujourd’hui dans le PAD, a expliqué qu’il y a deux points de vue chez les acteurs du mouvement révolutionnaire : “Certains disent qu’il faut qu’il soit structuré. Structurer la protestation par une forte organisation et d’autres pensent le contraire car une organisation va casser le mouvement.”  Le plus important pour lui, c’est que l’“on ne peut rien entreprendre en dehors de cette révolution”, comprendre le mouvement révolutionnaire.
 

M. OUYOUGOUTE



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