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“Il n’y a plus aucune place pour les tergiversations”

Le ministre a appelé les employés d’El-Hadjar à se remettre au travail.

“Maintenant que l’état a confirmé sa décision d’investir de manière conséquente pour la mise en œuvre d’un plan de développement industriel des installations, il incombe aux travailleurs, à leurs représentants syndicaux et aux cadres de retrousser les manches et à assurer la survie du complexe sidérurgique d’El-Hadjar”, a déclaré, à Annaba hier, le ministre du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement. Et d’ajouter qu’il n’y aura dorénavant plus de place sur le site pour les intrus et les aventuriers et les travailleurs ont une responsabilité historique, celle d’atteindre les objectifs de production de 2,2 millions de tonnes par an, que le complexe s’est fixé d’ici à 2017. Amara Benyounès, qui effectuait une visite de travail sur le site sidérurgique,
aux côtés du secrétaire général de la Centrale syndicale UGTA et de l’ensemble des dirigeants des groupes Sider et ArcelorMittal Annaba, et qui a assisté à une assemblée générale des travailleurs organisée en son honneur, a tenu ainsi à appeler à la mobilisation de toutes les parties concernées pour la réussite dudit plan de développement. Et d’indiquer que maintenant que le pacte d’actionnaires par lequel Sider détient la majorité des actifs et qu’une enveloppe de plus d’un milliard de dollars a été débloquée pour sa réalisation, il n’y a plus aucune place donc pour les tergiversations et les conflits sociaux. Le ministre a rappelé à l’assistance que les résultats positifs enregistrés en matière d’investissements n’auront été possibles que grâce à l’engagement des salariés et de leurs représentants, qui ont été vigilants et ont eu fort à faire pour sauver leur outil de travail d’une fermeture annoncée. Le même message de mise en garde a été lancé aux travailleurs par Abdelmadjid Sidi-Saïd, lors de sa prise de parole. Pour le secrétaire général de l’UGTA, qui a considéré la journée d’hier comme étant un jour de fête pour non seulement les travailleurs du site d’El-Hadjar mais aussi pour tout le peuple algérien fier de ses acquis, le mot “grève” devra être banni du lexique des métallurgistes d’Annaba, et cela pour les trois années à venir, a-t-il dit et répété. “Vous avez un trésor entre les mains, il faut le préserver”, a clamé Sidi-Saïd en parlant du site. Et de prévenir que si le climat social n’est pas apaisé durant la période de mise en place de la feuille de route arrêtée par Sider et ArcelorMittal, c'est-à-dire d’ici à 2017, des milliers de salariés risquent de perdre définitivement leur emploi. Un appel qui n’a pas semblé être entendu par de nombreux travailleurs présents à ce meeting, lesquels continuaient de réclamer une autre augmentation de salaire en scandant des “one, two, three, viva l’Algérie” et en entonnant des chants patriotiques.


A. A