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Mokhtar Chahboub, expert en industrie automobile, à propos du montage de véhicules

“Impliquer les sous-traitants existants”

La phase d’importation de véhicules en kits est un passage obligé. Cependant, elle ne doit pas durer longtemps. C’est ce qu’a révélé, dimanche dernier, Mokhtar Chahboub, expert en industrie automobile et ex-P-DG de la SNVI sur les ondes de la radio Chaîne III qui a rappelé que le cahier des charges oblige les concessionnaires à atteindre un taux
d’intégration de 15% à la fin de la 3e année de production et de 40% à la 5e année.
Car, “au-delà de ces délais, souligne-t-il, s’il n’y a pas de taux d’intégration, ce seront alors des véhicules non rentables qui seront produits en Algérie”. Il a ajouté que “l’importation des véhicules en kits (SKD) génère des surcoûts de 5 à 6%”. Pour parvenir aux objectifs du cahier des charges, M. Chahboub, qui s’exprimait dans l’émission “Invité de la rédaction”, a indiqué qu’“il faudrait prendre en charge la base de sous-traitants existante de manière effective et faire en sorte que dans les cinq ou dix prochaines années, cette base puisse devenir une entité à même de servir le secteur qui est en cours de construction et aussi une entité très importante génératrice de devises à travers l’exportation”.
Selon cet expert, il faut fédérer ces entreprises de sous-traitance en leur apportant le soutien qui puisse leur permettre de se mettre à niveau et devenir compétitives.
L’expert souligne que “les sous-traitants de la SNVI n’ont pas disparu. On a mené des plans de mise à niveau et ils sont, pour la plupart, certifiés”. Le dernier recensement réalisé par l’expert fait ressortir un potentiel identifié de 150 sous-traitants dont 75% ont été certifiés ou étaient en cours de certification durant les années 2013/2014.
Prenant l’exemple de Renault, ex-P-DG de la SNVI, indique qu’il y a quelques entreprises sous-traitantes sur le projet. “Il y a la fabrication des sièges qui est en train d’être intégrée. Un partenariat a été conclu entre une entreprise algérienne et une autre turque qui travaille déjà avec Renault en Europe. Il y a également des éléments en matériaux composites qui ont été intégrés dès le départ.” Autre élément évoqué par l’expert et sur lequel il met un bémol, la méthode de calcul de l’intégration qui prend en compte les services. Selon lui, les services constituent dès le départ un taux de 12%.
Toujours à propos de l’intégration, l’invité de la Chaîne III précise que 65 à 70% des composants d’un véhicule sont produits par des sous-traitants ou des équipementiers. Cependant, les équipementiers ne peuvent s’intéresser à un marché que si les volumes de production deviennent significatifs. Selon lui, les volumes doivent être au-delà de 350 000 à 400 000 véhicules.
Ce qui fait dire à M. Chahboub que toute la problématique est de fédérer tout le secteur sur les années à venir, et c’est le rôle du ministère de le faire et de dire que l’industrie automobile dans les prochaines années sera de 500 000 véhicules et au-delà, et inciter, au travers des constructeurs, les équipementiers à s’installer en Algérie et à y développer des partenariats dans le domaine.  

Saïd Smati


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