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AHMED BENBITOUR À L’UNIVERSITÉ DE BÉJAÏA

“Je n’ai aucune ambition politique”

© D. R.

L’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, a affirmé ne pas avoir d’ambition politique, mais se dit “disponible” à apporter sa pierre à l’édification d’un véritable État de droit basé sur les principes démocratiques. C’est ce qu’il a affirmé, jeudi après-midi, au campus de Targa Ouzemour de Béjaïa.

Pour sortir de la crise multidimensionnelle que vit le pays, l'ancien candidat à la présidentielle d’avril 2014 propose la création de quatre hauts-commissariats qui seront chargés de “la promotion des compétences”, de “l'éducation citoyenne”, de “l'écriture des feuilles de route” et de “la prospective et la politique des hydrocarbures”. 
Selon lui, tous les présidents qui se sont succédé à la tête de l'Algérie depuis l'indépendance “ont été désignés par le Haut commandement de l'armée”. Autant dire qu’aucun président de la République n’a été élu démocratiquement car ce sont les militaires qui choisissaient leur candidat favori pour la magistrature suprême du pays.
Pour le conférencier, le pouvoir algérien est basé sur trois caractéristiques, à savoir “l’autoritarisme, le patrimonialisme et le paternalisme”. Ce système de gouvernance a induit, selon lui, la déliquescence de l’État, dont les principaux signes sont “le culte de la personnalité (Fakhamatouhou), l’institutionnalisation de la corruption, l’émiettement des pôles au sommet de la hiérarchie de l’État…”.
En réponse à un intervenant qui a plaidé pour le système fédéral, il a considéré que “le fédéralisme n’est pas un système qui favorise la justice sociale et la répartition équitable des richesses nationales, dès lors qu’il crée des inégalités profondes, notamment dans le mode de vie”, citant l’exemple du Canada. Plaidant en faveur de la promotion de l'économie du savoir, le conférencier déplore que “pas moins de 200 000 Algériens quittent le pays chaque année”. Rappelant son passage dans les différents gouvernements algériens, il dira qu’“en 1992, le défunt président Mohamed Boudiaf m’avait appelé pour assurer la coordination entre la présidence de la République et le gouvernement. Ensuite, en 1996, j’ai décidé de quitter le gouvernement après que celui-ci a refusé ma proposition relative à la restructuration du système bancaire.
Et enfin, lorsque le président Bouteflika a décidé de légiférer par ordonnance, faisant fi des lois de la République, j’ai démissionné de son premier gouvernement en 2000”.
 

K. Ouhnia


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