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des sit-in organisés à la veille du procès en appel du journaliste

Khaled Drareni sera-t-il libéré ?

© Billel Zehani/Liberté

Parallèlement au rassemblement d’Alger, des sit-in de soutien au journaliste ont été organisés, hier, dans plusieurs capitales dont Washington, Paris et Tunis.

C’est à la veille de la tenue  du  procès en  appel du journaliste Khaled Drareni que plusieurs actions de soutien au détenu ont eu lieu. À Alger, à Paris, à Tunis ou à Washington, plusieurs journalistes et citoyens ont tenu à dénoncer l’incarcération de Drareni et à appeler les autorités algériennes à le libérer.

À Alger, comme tous les lundis, des journalistes et des citoyens se sont rassemblés à la maison de la presse Tahar-Djaout pour apporter leur soutien au journaliste, à la veille de son procès en appel.

En effet, des dizaines de journalistes, soutenus par de nombreux étudiants et citoyens, se sont rassemblés, pour la troisième fois consécutive, à la maison de la presse Tahar-Djaout pour exiger la libération “immédiate” et “inconditionnelle” du journaliste, emprisonné depuis presque 6 mois à la prison de Koléa. “Khaled sahafi, machi khabardji” (Khaled est un journaliste, non un informateur), “Khaled Drareni est un journaliste libre”, ont-ils scandé. 

Empêchés de brandir une grande banderole sur laquelle on pouvait lire : “Le journalisme n’est pas un crime”, les journalistes n’ont pas baissé leur voix. “Sahafa horra, âadala moustaqila” (Presse libre, justice indépendante), scandait la foule, à tue-tête.

“Nous sommes présents pour dire non à l’atteinte aux droits et aux libertés, qui sont garantis par la loi fondamentale du pays”, a déclaré Me Fetta Sadat, membre du Collectif de défense du journaliste Khaled Drareni, avant d’ajouter que les membres de ce Collectif “attendent que la justice soit réellement indépendante”. 

Campagne à l’international   
À Paris, c’est devant le siège de l’ambassade d’Algérie que des journalistes français ont organisé, hier, un sit-in de soutien au détenu. Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray, Laurent Delahousse, Harry Roselmack, Bernard de la Villardière, Daphné Bürki, entre autres, ont réclamé la libération de Khaled Drareni, a rapporté l’AFP. À noter que ces journalistes ont répondu à l'appel de Reporters sans frontières (RSF). Sur place, les manifestants ont brandi des portraits et des pancartes clamant “ Free Khaled” et “We are Khaled”. 

“Le pouvoir algérien a voulu faire un exemple pour intimider tous les journalistes en Algérie”, a déclaré le SG de RSF, Christophe Deloire. “On est solidaires avec lui, avec tous les journalistes algériens qui se battent tous les jours pour préserver cette petite flamme de la liberté d'expression dans un pays qui ne l'aime pas trop”, a souligné Bernard de la Villardière.

À Tunis, des journalistes tunisiens se sont donné rendez-vous devant le siège du Syndicat des journalistes pour exprimer leur soutien à Khaled Drareni. Sur place, les dizaines de journalistes ont dénoncé “l’atteinte à la liberté d’expression”. Sur des pancartes, ces journalistes ont exprimé leur regret face “aux multiples atteintes à la libre expression” et ont tenu à dénoncer “le musellement de la presse”.

Aux USA, un groupe de jeunes, dont des journalistes, a tenu un rassemblement de soutien à Drareni, à Washington. Ils étaient une dizaine à réclamer la libération de Drareni et le respect de la liberté d’expression. “Justice pour notre frère”, ont-ils écrit sur des pancartes. À rappeler qu’une campagne internationale de soutien et des manifestations en faveur de la libération de Khaled Drareni ont été organisées récemment à New York et à Genève.

Pour rappel, le journaliste Khaled Drareni avait été condamné, en première instance, à 3 ans de prison ferme, assortie d’une amende de
500 000 DA. Drareni avait été arrêté le 7 mars dernier alors qu’il couvrait une manifestation citoyenne à Alger. Il a été mis sous mandat de dépôt le 29 mars. Son procès a eu lieu le 10 août dernier. Il est accusé d’“incitation à attroupement non armé” et d’“atteinte à l’unité nationale”.
 

Kenza SIFI

 


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