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il est rentré en algérie depuis une dizaine de jours

Khaled Nezzar en toute liberté

© Archives Liberté

L’ancien ministre de la Défense nationale, en Espagne depuis juin 2019 pour des soins, est rentré au pays le 11 décembre dernier.

Après plusieurs mois d’“exil forcé”, l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, est rentré au pays. Il a “vidé son mandat d’arrêt” lancé contre lui par la Cour de justice militaire de Blida et a pu rentrer chez lui, assure une source proche de la famille contactée hier par Liberté confirmant, ainsi, une information donnée par nos confrères d’El Watan.

L’ancien ministre de la Défense nationale, qui était en Espagne depuis juin 2019 pour y suivre des soins, est rentré au pays le 11 décembre dernier. Il attendra désormais la réouverture de son procès.

Selon des sources judiciaires, cette situation est rendue possible grâce à la décision de la Cour suprême qui a accepté les pourvois en cassation introduits par les avocats des personnalités jugées et poursuivies pour “complot contre l’autorité de l’État” et “de l’Armée” et “réunions secrètes”. 

Il s’agit des anciens patrons du renseignement, du frère du président déchu et de Louisa Hanoune. Pour ces faits, le général Khaled Nezzar, qui avait été entendu en tant que témoin, son fils Lotfi et l’homme d’affaires Farid Benhamdine avaient été condamnés à 20 ans de réclusion assortie d’un mandat d’arrêt international.

Mais au moment du prononcé du verdict en première instance en septembre 2019, Khaled Nezzar se trouvait déjà à l’étranger. Durant de longues semaines qui ont suivi ce qui s’apparentait à une fuite, l’homme s’était attaqué à l’ancien chef d’état-major de l’armée en des termes acerbes avant de se confiner dans un mutisme jusqu’au mois d’août dernier.

En réponse à des rumeurs invoquant des négociations portant sur son éventuel retour au pays, l’ancien ministre de la Défense nationale indiquait qu’“aucune discussion n’est en cours avec les autorités du pays, ni civiles ni militaires”.

“L’affaire dont mon fils et moi-même faisons l’objet est politique. Elle a été enclenchée sur ordre par l’ancienne équipe au pouvoir, dans un but de pure revanche et dans le cadre d’un agenda politique. Maintenant, cela se sait.

Cette affaire  ne  pourra être résolue que par un acte politique, seul à même de  réparer  cette  injustice qui  a  poussé  à  l’exil, au-delà de ma personne, nombre de citoyens  et cadres de la nation dont l’Algérie a grandement besoin aujourd’hui”, avait-il  écrit  dans  une tribune  publié  sur  le  site appartenant à son fils avant de préciser : “Heureusement, aujourd’hui, l’ANP est entre de bonnes mains.

Le  fait  que  les  autorités  militaires  et  politiques  travaillent  ensemble pour maintenir sa cohésion en est un signe. C’est le plus  important.” Au printemps 2019, rien ne présageait pourtant des poursuites contre Khaled Nezzar.

Durant la crise qui avait conduit à la démission d’Abdelaziz Bouteflika le 2 avril 2019,  l’ancien  homme  fort  de  l’armée  s’était  démarqué  de  la  démarche de Saïd  Bouteflika  qui  préparait,  dans  l’ombre, un  scénario  susceptible  de permettre  à  son  clan  de  quitter  le  pouvoir  sans  trop  de risques.

Il  avait  publié   un  témoignage  dans  son  journal  électronique  Algérie Patriotique  où  il  accablait  l’ancien  conseiller  de  la présidence  de la République.  Lors de l’arrestation de Saïd Bouteflika, du général Mediène et de Bachir Tartag en mai 2019, Khaled Nezzar n’était cité qu’en tant que témoin, avant d’être transformé en accusé.

La réouverture de son procès lui permettra certainement de s’expliquer sur le rôle qu’il a pu éventuellement jouer durant la période  allant  de février à avril 2019, une période qui a vu la chute d’Abdelaziz Bouteflika.
 

Ali BOUKHLEF

 


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