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A la une / Actualité

La presse étrangère commente l’annonce de Djamel Ould Abbes

La “candidature” de Bouteflika vue d’ailleurs

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. ©D. R.

La dernière sortie de Djamel Ould Abbes annonçant que “Bouteflika est candidat du FLN” à l’élection présidentielle de 2019 n’est pas passée inaperçue dans le monde. Plusieurs médias étrangers sont allés jusqu’à s’interroger si Bouteflika lui-même est au courant de sa candidature.

La possibilité de voir Abdelaziz Bouteflika briguer un nouveau mandat présidentiel n’a pas fait réagir que la classe politique algérienne. Les médias étrangers ont abordé le sujet avec des commentaires allant de l’interrogation sur l’avenir de l’Algérie à la possibilité de voir réellement le chef de l’État assumer ses charges dans l’état de santé qui est le sien. Sans surprise, c’est la presse française qui a consacré de larges écrits aux déclarations de Djamel Ould Abbes évoquant la candidature du chef de l’État à sa propre succession à la tête de l’État. Consacrant un éditorial et un article à l’annonce du secrétaire général du FLN, le journal La Croix note que “cédant à l’amicale pression des cadres et militants”, Abdelaziz Bouteflika est donc appelé à “poursuivre son œuvre”, pour reprendre l’expression du responsable du FLN. Une “œuvre” qui se solde par une croissance qualifiée de “léthargique” par la Banque mondiale dans son rapport d’avril 2018. Pourtant, écrit La Croix, “l’Algérie est un grand pays”. “Par sa taille, par ses richesses en matières premières — on parle des hydrocarbures, moins des mines de fer ou d’autres minerais —, par sa géographie, par ses paysages grandioses — qui devraient en faire une destination touristique indiscutable, ce qu’elle n’est pas, — par son dynamisme démographique, plus de 40% de la population a moins de 25 ans. La liste des atouts de ce pays qui mériterait l’avènement d’une classe politique digne de ce nom”, note l’éditorial du journal français. Plus virulent, l’hebdomadaire Marianne se demande si Abdelaziz Bouteflika est au courant de sa candidature à l’élection présidentielle de 2019. “Bouteflika est-il au courant qu’il se représente ? Selon les derniers propos décoiffants de Bernard Bajolet, ex-patron de la DGSE et ancien ambassadeur en Algérie de 2006 à 2008 — a priori un homme bien informé —, le président serait maintenu en vie artificiellement. Enfin, c’est ce qu’on déduit de cette phrase lapidaire : ‘Je souhaite longue vie au président Bouteflika, je ne suggère donc pas qu’on le débranche. Mais cette momification du pouvoir algérien profite à certains groupes qui, ainsi, se maintiennent au sommet et espèrent continuer à s’enrichir...’”, lit-on dans cet article de Marianne accompagné d’une caricature où l’on voit le chef de l’État exprimer son étonnement d’apprendre qu’il est candidat.
Dans le registre des étonnements, on note, également, l’indignation de l’éditorialiste égyptien Moaataz Matar. “Le président Bouteflika, paralysé — que Dieu le guérisse — est ainsi candidat à un cinquième mandat ? Lui qui ne parle pas à son peuple est incapable de présenter lui-même sa candidature… Ajoutons cela à la décadence arabe”, a notamment commenté le controversé commentateur de la chaîne de télévision Echark. Un autre éditorialiste, le Français Michael Darmon, s’est interrogé, lui, sur les ondes de radio Europe 1, sur l’attitude de la France au cas où l’actuel chef de l’État briguerait un nouveau mandat.
Le journaliste affirme même que les autorités de son pays sont inquiètes de la situation de confusion politique qui règne en Algérie. Le Journal Le Monde, qui s’est contenté dans un premier temps d’évoquer cette possibilité dans un petit article, est longuement revenu sur la “résignation de l’opposition” en Algérie. En Afrique, le site Africanews indique que “détenteur du record de longévité à la tête de l’Algérie, le chef de l’État, visiblement diminué depuis son accident vasculaire cérébral en 2013, briguera un 5e mandat à la tête du pays”. La presse anglo-saxonne s’est limitée, pour l’instant, à rapporter les faits. Le Daily Mail, le Middle East Eye, ou encore les sites des grandes chaînes de télévision arabes ont rapporté les déclarations du secrétaire général du FLN, sans toutefois les commenter.

Ali Boukhlef


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