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Des barrages filtrants ont verrouillé les accès

La capitale, ville interdite


Les dizaines de milliers de manifestants ont eu toutes les peines du monde à rallier Alger. Automobilistes et marcheurs ont été longtemps bloqués aux portes de la capitale par les barrages filtrants de la Gendarmerie nationale et de la police. Aux appels lancés sur les réseaux sociaux pour faire du 37e vendredi de mobilisation un événement exceptionnel en célébrant le 65e anniversaire du déclenchement de la Révolution, les autorités ont réagi en renforçant le dispositif de filtrage et de contrôle aux entrées d’Alger.

Dès mercredi, soit deux jours avant l’événement, des escadrons d’intervention ont été mis en place pour appuyer ceux déjà dressés au lendemain du 22 février. Déterminés à aller jusqu’au bout pour marquer cet événement historique, des centaines de manifestants, notamment ceux qui venaient de l’est et du centre-est du pays, ont bravé l’interdit et ont marché depuis les portes de la capitale pour rejoindre le centre d’Alger où une veillée était prévue dans le cadre de l’opération “Degg el-mehraz” (Taper le mortier traditionnel).

Mesure prise depuis plusieurs mois pour empêcher les marches et les manifestations dans le Grand-Alger, la fermeture des routes n’a pas dissuadé les Algériens à venir en masse pour signer le 37e vendredi de mobilisation contre le système et ses symboles, se réapproprier l’Histoire, mais aussi maintenir le cap pour exprimer leur rejet de  l’élection présidentielle du 12 décembre, la libération des détenus et l’instauration d’une période de transition.

Les portes d’Alger ont été bien davantage fermées dès la mi-journée de jeudi. Des fouilles systématiques des bus, des citoyens munis de drapeaux ou autres pancartes ont été opérées.  Les services de sécurité ont même dressé des barrages inopinés, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour procéder aux fouilles des bus et des véhicules.

C’est le cas à Béjaïa où les bus, qui assuraient les dessertes vers Alger, se sont heurtés à un barrage de gendarmes sur l’axe reliant Beni Mansour à la capitale des Hammadites. Hier encore, les barrages filtrants se sont redéployés dès l’aube pour verrouiller les accès à la capitale. 

Ces derniers ont provoqué des embouteillages monstres à Boudouaou, à Reghaïa, à Rouiba, à El-Hamiz, à Dar El-Beïda et aux Bananiers (Bab-Ezzouar). Pour la première fois, le barrage fixe de police attenant au port d’Alger a été mis à contribution pour ralentir au maximum la circulation routière et fouiller les véhicules suspects. En parallèle, tous les transports en commun ont gelé leurs activités.

Du côté de Blida, les gendarmes ont dressé un barrage en longueur au niveau de Boufarik, alors que deux barrages filtrants ont été déployés à Zeralda pour empêcher les manifestants venant de Tipaza et du Chenoua de rallier la capitale. Le verrouillage s’est accentué avec l’arrivée en masse d’autres manifestants des autres wilayas de l’Est, notamment sur l’axe autoroutier de Bordj Bou-Arréridj, Sétif et Bouira. 
 

FARID BELGACEM



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