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Louisa hanoune, secrétaire générale du parti des travailleurs

“La Constitution n’a pas sa place dans le contexte actuel”

© Archives Liberté

Si elle juge positive la libération, ces derniers temps, de certains détenus politiques, la porte-parole du PT ne s’est toutefois pas empêchée de se poser des questions sur la poursuite des arrestations.

Un peu plus de cinq mois après sa libération de prison, la porte-parole du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, aura à nouveau affaire à la justice. Elle sera présentée le 26 juillet prochain devant le tribunal d’El-Harrach, a-t-elle annoncé hier à l’ouverture d’une réunion de son parti. La raison ? Une plainte déposée contre elle en mai 2019 par l’ancienne ministre de la Culture et actuellement parlementaire du FLN, Nadia Labidi, qui n’a pas apprécié les déclarations faites par la pasionaria du PT sur sa gestion du secteur de la culture, tout en pointant du doigt un conflit d’intérêts.

Si elle a refusé de “commenter le travail de la justice”, Mme Hanoune n’estime pas moins qu’elle avait fait son “travail de députée” et sa “fonction de contrôle conformément à la Constitution et aux lois de la République”. Un autre cadre de son parti, Djelloul Djoudi, se présentera lui aussi et dans la même affaire le jeudi 23 devant la même juridiction. Abordant le dossier de l’heure, à savoir la pandémie de coronavirus, Louisa Hanoune a déploré l’effondrement du système de santé national qui, selon elle, a commencé en 1993. Pour elle, la situation de la pandémie en Algérie est “désastreuse”. “Dans notre pays on ne peut plus cacher la réalité.

Dans les quatre coins du pays, c’est la même situation désastreuse dans les hôpitaux qui souffrent d’un déficit de moyens humains (médecins, infirmiers, etc) et matériels et de saturation”, a-t-elle regretté. “Pour préserver notre pays de l’anarchie et pour assurer sa sauvegarde, l’urgence de l’heure est d’assurer tous les moyens au secteur de la santé pour pouvoir faire face à la pandémie”, at-elle insisté. Selon Mme Hanoune, les médecins et les infirmiers “sont en détresse, épuisés et stressés à cause du rythme infernal du travail”. Aussi, elle n’a pas manqué de pointer du doigt les conditions de travail (démoralisation, isolement, agressions etc) des professionnels de la santé qu’elle a qualifiés de “soldats”.

Ne s’arrêtant pas là, la porte-parole du PT a regretté la “cacophonie sur le nombre de personnes contaminées mais aussi les chiffres donnés au niveau local et au niveau national”. Abordant le problème de manque d’oxygène dans les hôpitaux, Mme Hanoune l’a expliqué par la cession de l’entreprise nationale ENGI à la multinationale allemande Linde, tout en se posant la question si le gouvernement ne prendrait pas la décision de renationaliser celle-ci. 

Sur le plan politique, la porte-parole du PT a soutenu que “les questions politiques liées à la Constitution n’ont pas leur place dans le contexte actuel car elles sont très loin des préoccupations de l’écrasante majorité du peuple qui se sent menacée par la pandémie et l’érosion sociale”. Elle a aussi recommandé de “mettre fin au traitement sécuritaire et judiciaire des opinions et des médias” concernant la situation de politique générale. Mme Hanoun a aussi plaidé pour la levée de “la chape de plomb sur les médias publics et privés et sur les partis indépendants”, pour la cessation des “atteintes aux libertés” et la fin de la “répression contre les mouvements sociaux” ainsi que la “libération inconditionnelle de tous les détenus d’opinion pour qu’ils ne meurent pas de Covid en prison”.

Si elle a qualifié de “chose positive” la libération, ces derniers temps, de certains détenus politiques, la porte-parole du PT ne s’est toutefois pas empêchée de se poser des questions sur la poursuite des arrestations. “Une politique comme celle-là, on n’en a jamais vu. D’une part on libère des détenus d’opinion et de l’autre on met en prison d’autres militants pour les mêmes motifs”, a-t-elle souligné. 

 


Arab C.


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