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Deux morts et 41 cas confirmés sur 88 situations suspectées

La contamination alimentaire en cause

Retour d’une épidémie éradiquée il y a plus de deux décennies. © D.R

L’eau ne serait pas en cause dans l’apparition de cette pathologie.

La mystérieuse maladie qui a défrayé la chronique locale et nationale depuis une dizaine de jours de par sa propagation effrénée dans certaines régions du centre du pays a fini par être identifiée et localisée. Le ministère de la Santé vient d’annoncer le retour du choléra. L’épidémie qui peut entraîner la mort est signalée,  jusqu’à jeudi, dans quatre wilayas du centre du pays, Alger, Blida, Tipasa et Bouira. Lors d’un point de presse jeudi après-midi à l’INSP, le directeur général de la prévention au ministère de la Santé, le
Dr Djamel Fourar, a déclaré que 41 cas de choléra sur 88 suspectés viennent d’être confirmés par l’Institut Pasteur d’Algérie. Le tiers des malades enregistrés sont des enfants,  29 plus exactement. Cette pathologie qui se manifeste par des diarrhées aiguës et abondantes a déjà fait une première victime. La personne décédée à l’EPH de Boufarik est de sexe masculin. Elle est originaire de Blida, la wilaya la plus touchée par cette épidémie extrêmement virulente, avec 50 cas recensés dont 22 confirmés. Le plus grand nombre de personnes  atteintes de cette maladie très contagieuse est localisé, dit-on, principalement, au quartier populaire de Khazrouna. L’autre wilaya qui a enregistré d’autres malades est Tipasa avec 18 cas dont
11 confirmés. Dans la wilaya de Bouira, 6 cas ont été recensés à Aïn Bessem dont 3 confirmés. Alger compte, quant à elle, actuellement 14 cas dont
5 confirmés. Deux personnes contaminées sont localisées dans la commune de Baraki, une à Saoula, une autre à Ouled Mendil et la cinquième personne dans la commune de Douéra. Le représentant du département de Mokhtar Hasbellaoui et le DG de l’Institut Pasteur ont tenté d’apporter des explications sur les cas enregistrés dans les quatre wilayas en question. Les premières analyses bactériologiques effectuées par l’Institut Pasteur ont confirmé que des personnes ont été atteintes en ingérant des aliments infectés par le virus dit “vibrio cholerae”. Ce germe foudroyant provoque des diarrhées hydriques qui entraînent indubitablement une déshydratation sévère. Les patients présentent généralement des vomissements. Les experts du ministère de la Santé excluent, à présent, la transmission hydrique, autrement dit la contamination par l’eau. La contamination alimentaire (aliments souillés) est, dit-on, à l’origine de cette épidémie. Les équipes de l’Institut Pasteur poursuivent, dit-on, leurs recherches pour déterminer les causes du retour de cette épidémie éradiquée du pays il y a plus de 22 ans. Le Dr Fourar insistera pour dire que “la situation est loin d’être alarmante ou inquiétante. Actuellement nous la maîtrisons. Nous avons affaire à des cas isolés et localisés. L’eau n’est pas contaminée. Pour le moment, cette pathologie progresse dans un milieu intrafamilial. Cette situation ne nécessite pas l'instauration d'un état d'urgence sanitaire. On n’est pas en 1986 où on avait enregistré plus de 5 000 cas. On peut juguler l’épidémie avec la contribution des citoyens en respectant strictement les règles élémentaires d’hygiène”. Sur sa lancée, il insistera sur les “cinq clefs” de prévention de maladies diarrhéiques pour stopper cette épidémie : “L’hygiène des mains, l’hygiène des aliments notamment des fruits et légumes, l’eau potable, les puits protégés et éviter enfin de rendre visite aux malades souffrant de choléra.” Et de poursuivre : “Les deux patients originaires de Baraki ont contracté le virus, après avoir rendu visite aux malades d’Aïn Bessem souffrant de cette pathologie.” Le respect des règles élémentaires de prévention est, dit-on, le fer de lance de la stratégie préventive et de la lutte contre le choléra. Il ajoutera que “le ministère assure convenablement la prise en charge des malades. Les équipes hospitalières administrent les traitements nécessaires aux malades. Des instructions ont été données aux DSP pour suivre les recommandations du ministère, en renforçant le contrôle de l’eau. Des cellules de veille sont à pied d’œuvre dans chaque wilaya”. Le Comité national de lutte contre les maladies à transmission hydrique (MTH) présidé par le ministère de l’Intérieur se réunira, dit-on, pour arrêter un programme d’action de nature à circonscrire et stopper la propagation du choléra.              

Hanafi H.

 

Publié dans : Choléra

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