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A la une / Actualité

PRODUCTION NATIONALE DE MÉDICAMENTS

La contribution du privé ne dépasse pas 36%

Attendu pour inaugurer le premier salon de la pharmacie, de la parapharmacie et du confort au quotidien, qui se tient du 30 novembre au 2 décembre, au Centre des conventions d’Oran, le DG de la Cnas, et en plein polémique sur la nomenclature des médicaments remboursables et les risques de pénuries de médicaments suite aux nouvelles dispositions gouvernementales, n’a finalement pas assisté à l’ouverture du salon. La manifestation, qui a regroupé plus d’une vingtaine d’exposants, des représentants de laboratoire, d’organismes d’assurance médicale et de centres de recherche, a été marquée par une intervention du directeur général de l’Agence nationale thématique de recherche en sciences de la santé (ATRSS), qui a déclaré qu’en l’espace de 20 ans, son agence n’avait enregistré que quatre brevets algériens dans le domaine de la santé et du médicament.
L’intervenant soulignera, en marge du salon, que les projets de recherche qui peuvent être financés doivent avoir un impact socioéconomique pour la population et répondre à des préoccupations sectorielles. Sur les 910 projets financés depuis 20 ans, 16% concernaient les produits pharmaceutiques et 11% le domaine de l’innovation. L’enjeu débattu autour de ce salon a été justement de mesurer la capacité des investisseurs algériens et des entreprises du secteur à réduire le coût de la facture d’importation du médicament au moment où les pharmaciens et autres professionnels parlent d’une demande de médicaments qui croît de manière exponentielle.
Aujourd’hui, et comme constaté lors de ce salon, la production locale de médicaments, majoritairement issue du secteur privé, n’est que de 36%, a annoncé Y. Dellaoui, 10% de cette activité concernant le conditionnement. Dans cet état des lieux, notre pays se retrouve toujours dépendant à hauteur de 56% de l’importation pour la couverture médicale des besoins de la population. Si la nomenclature pharmaceutique compte 4 380 spécialités, entre princeps et génériques, le marché du médicament en Algérie fonctionne avec 1 075 dénominations communes internationales dont 75% de génériques et 25% de princeps, avons-nous appris. Mais ce salon a surtout montré que le créneau porteur dans les officines est la place de plus en plus grande accordée à la parapharmacie et ce que l’on appelle les médicaments de confort, dominés par des laboratoires étrangers.

D. LOUKIL


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