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louisa hanoune plaide de nouveau pour l’élection d’une Constituante

“La crise à l’APN est interne au FLN”

La crise qui paralyse l’Assemblée populaire nationale (APN) depuis trois semaines, n’est pas un enjeu majeur pour le Parti des travailleurs (PT). Pour Louisa Hanoune, secrétaire générale de cette formation, le PT a fait le choix de ne pas s’immiscer dans cette crise, car “elle est interne au FLN” et “le poste du président concerne la formation qui a obtenu le plus de sièges”. S’exprimant, hier, lors d’une rencontre à Alger avec les militants de plusieurs wilayas du pays, et parmi lesquels on a noté la présence de l’ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, Louisa Hanoune n’a pas dérogé aux positions traditionnelles de sa formation sur le sujet, considérant la situation qui prévaut à la Chambre basse du Parlement comme “l’une des expressions de la crise du régime”. “Nous n’allons pas assister au vote pour le nouveau président”, a-t-elle informé, estimant que cette institution “n’est surtout pas une réelle représentation politique des citoyens”, rappelant, à l’occasion, “le viol collectif exercé lors des dernières législatives”. “Si le problème concerne l’institution, on aurait pris position”, a encore dit Mme Hanoune, ajoutant que cette crise “ne peut être plus dangereuse que les affaires de cocaïne, de corruption, de dilapidation de deniers publics, de la LF 2016…”  Néanmoins, cette crise, estime la patronne du PT, “renforce notre conviction pour la mise sur pied d’une Assemblée constituante”, seule à même d’imposer, a-t-elle dit, “des solutions exclusivement algériennes”. La pasionaria du Parti des travailleurs estime qu’il est encore possible “d’amorcer la refondation nationale, démocratique, institutionnelle et constitutionnelle”, afin d’en finir “avec les legs du parti unique”. Dans son discours, Mme Hanoune a abordé plusieurs volets de la vie sociale, économique et politique du pays. La présidentielle prévue au printemps 2019 a été au centre de son discours. “C’est un débat biaisé”, a-t-elle estimé, refusant de s’inscrire “dans cette bipolarité” qui veut imposer un échange “entre les pours et les contres le
5e mandat”. “On ne connaît pas la position du président de la République pour s’exprimer sur la question”, a-t-elle noté, ajoutant que “nous refusons une lecture superficielle de la situation”, considérant que la sortie de crise réside dans “le respect de la volonté populaire et du jeu démocratique” et “seule la Constituante peut garantir le respect de ces principes”. Toujours par rapport à la présidentielle, la SG du PT considère qu’organiser l’élection dans ces conditions “est une voie de l’aventure”, car, estime-t-elle, “personne ne peut connaître le rythme et les délais”, de l’ébullition sociale “malgré la possibilité de l’accélération des événements”. Sur un autre volet, Louisa Hanoune a estimé que l’ébullition sociale qui s’exprime à travers les grèves et les manifestations des chômeurs et des travailleurs, “s’étend dans tout le pays”. Concernant le projet de loi de finances, elle a estimé que même si elle ne contient pas de nouvelles taxes, elle est dépourvue de mesures concrètes pour en finir avec les évasions fiscales. “Il est anormal que l’État prend à la source les impôts dus aux fonctionnaires et maintient le système déclaratif aux patrons”, a-t-elle dit, appelant au recouvrement des 12 500 milliards de dinars d’impôts et de prêts non-remboursés.

Mohamed Mouloudj


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