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ALI BENFLIS DEPUIS AÏN TÉMOUCHENT

“La crise est d’abord une crise de légitimité”

© D.R.

“Je suis venu dans cette wilaya avec un cœur ouvert pour discourir avec des cœurs ouverts. Nous, dans le parti de Talaïe El-Houriat, nous refusons la violence, les insultes et l’atteinte à l’honneur des personnes que j’évite de nommer afin de ne pas ternir l’image de leurs familles car notre foi et notre conviction font que le pays s’édifie avec de la vertu et non avec des offenses.’’ C’est par cette déclaration faite lors du meeting qu’il a animé jeudi à la bibliothèque Malek-Benabi d’Aïn Témouchent qu’Ali Benflis a tenu à répondre à Djamel Ould Abbes sans le citer nommément.
Le choix du lieu pour cet échange d’amabilités n’est pas fortuit car il s’agit du fief du SG du FLN. ‘‘J’ai été élevé dans une famille et dans un environnement qui m’ont appris, depuis mon plus jeune âge, la façon de se comporter avec les autres. Ceux qui veulent nous pousser vers les combats marginaux qui ne règlent aucune situation ni aucun problème se trompent. Je ne tomberai jamais dans ce piège. Nous sommes là à penser aux réels problèmes’’, a-t-il poursuivi. Dans sa longue intervention qui a duré une heure, l’ex-chef de gouvernement a rappelé le contenu de la proclamation du 1er-Novembre qui est une constitution historique qualifiée de morceau d’anthologie politique qui a tracé le chemin à suivre pour le pays. ‘‘Un document qui oblige l’Algérie à s’auto-construire en tant qu’État démocratique, social et souverain selon les ambitions du peuple algérien dans le cadre des principes de l’Islam.’’ Selon l’orateur qui a appelé au renforcement du front intérieur, la crise multidimensionnelle que traverse l’Algérie ne peut être résolue que si le pouvoir accepte de s’asseoir autour de la même table avec l’opposition, la société civile et les personnalités politiques, qu’elles soient à l’intérieur ou à l’extérieur, avec un programme de travail bien défini, mais aussi de reconnaître les syndicats autonomes qui ont été éloignés des débats. “Sans un dialogue permanent avec ces catégories de la société, on n’y arrivera pas’’, a souligné Ali Benflis, convaincu que la crise politique est d’abord une crise de légitimité dans la mesure où les deux piliers d’un État démocratique, à savoir la souveraineté populaire et la pleine citoyenneté qui définissent les droits et devoirs de chacun, sont absentes. ‘‘En Algérie, il y a deux sortes de citoyenneté : une supra-citoyenneté à l’abri du besoin et une infra-citoyenneté composée de la majorité en raison d’une distribution inéquitable du revenu national qui favorise le paupérisme’’, a-t-il martelé, tout en donnant l’exemple du droit à l’enseignement. ‘‘Officiellement, l’enseignement en Algérie est gratuit, au moment où des parents assurent à leurs enfants des cours supplémentaires qu’ils payent rubis sur l’ongle’’, relevant ainsi une contradiction flagrante du système de l’éducation.‘‘Rendre compte fait partie de la bonne gouvernance et la légitimité ne peut se construire que sur la base d’élections réellement libres. Et sans légitimité, il n’y aura pas d’État démocratique’’, a déclaré le président de Talaïe El-Houriat après avoir énuméré les mesures prises par le pouvoir pour faire sortir le pays de la crise économique, et qui ont toutes échoué, car ‘‘ni le fonds de régulation des recettes, ni les réserves de change, ni la mise en conformité fiscale, ni l’emprunt obligataire, ni le nouveau modèle de croissance économique, ni la planche à billets n’ont donné de résultats après la chute vertigineuse du prix du pétrole’’. Malgré son optimisme, Ali Benflis finira par reconnaître que les élections locales n’apporteront pas une solution à la crise que traverse le pays.


M. LARADJ 


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