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A la une / Actualité

Elle génère de la valeur ajoutée dans les pays développés

La cryptomonnaie s’invite au débat en Algérie

On en parle peu ou rarement, la crypto-monnaie ou la monnaie virtuelle, en vogue dans les pays développés, s’est invitée, hier, au débat, à la fois passionnant et vulgarisateur, à l’occasion du Salon de l’étudiant et des nouvelles perspectives qui se déroule au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, à Alger. Intitulée “Cryptomonnaie : comment ça marche”, cette conférence-débat a eu le mérite de remettre au goût du jour l’interdiction de toutes formes virtuelles par l’actuel loi de finances (LF-2018) et l’absence d’une législation à même de permettre de dématérialiser les monnaies qui s’échangent, de particulier à particulier, grâce  à un réseau central appelé Blockchain. Selon Riadh Safta, diplômé en finances et trésorerie d’entreprises, ancien cadre de Sonatrach et de Total, “pour développer une monnaie virtuelle, il faudra passer, systématiquement, par la Blockchain qui se veut un réseau décentralisé où un ensemble de
personnes s’allient pour réaliser une action
(ou projet) sans passer par un tiers. Cela peut être une nouvelle façon de concevoir l’assurance, mais aussi les transferts d’argent à l’international, les paiements en ligne”. Devant un panel d’étudiants et d’experts en la matière, le conférencier a indiqué que “l’objectif, aujourd’hui, est de vulgariser ce concept monétique qui est en vogue et qui permet à des millions d’individus d’en vivre et, pas seulement, puisqu’il permet de créer une forte valeur ajoutée entre les créateurs d’une monnaie sécurisée et non falsifiable”. Selon M. Safta, la crypto-monnaie a connu des avancées très appréciables depuis 1998 quand il y avait eu la première publication sur les “b-money”, un système électronique de trésorerie anonyme. La création, en 2009, du Bitcoin, et, en 2010, celle du
Litecoin, ont poussé les développeurs à s’intéresser à cette monnaie. Pour preuve, l’intérêt accordé, depuis 2011, a augmenté, notamment lors de la montée fulgurante du cours du Bitcoin en 2013. À partir de 2014, une seconde génération de cryptomonnaie est apparue, comme Ethereum avec de nouvelles fonctionnalités telles que le recours à des chaînes de bloc latérales ou adossées à des actifs tels que l’or. “Si tout cela était arrivé ailleurs, cela voudrait dire que cela pourrait bien arriver un jour chez nous. Qui croyait aux autoroutes d’informations il y a quelques années ? Pourtant, on est en plein dedans. Donc, l’essentiel est de traduire tous ces concepts monétiques, de les expliquer et de les vulgariser pour se préparer”, a estimé M. Safta. Et si les craintes des pouvoirs publics sont là pour interdire la monnaie virtuelle, c’est parce que, explique encore le conférencier, “ces monnaies ne dépendent pas de banques centrales. Elles sont conçues pour Internet et permettent plus l’accessibilité au commerce en ligne dans les pays en voie de développement. Très avantageuse, elle minimise les frais et accélère le transfert par rapport aux virements bancaires classiques”. Du reste, il affirmera que les représentants de plusieurs gouvernements ne cessent d’alerter sur le fait que “la possibilité liée à la généralisation des crypto-monnaies peut impacter la capacité des banques centrales à influencer la politique monétaire telle que les intérêts, faire perdre la confiance des consommateurs dans les monnaies fiduciaires. D’ailleurs, ils appréhendent cette monnaie par le fait qu’elle pourrait rendre la tâche difficile aux organismes étatiques pour recueillir des données statistiques sur l’activité économique”.


FARID BELGACEM


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