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A la une / Actualité

Conférence sur le commerce extérieur

La dépénalisation de l’acte d’exportation recommandée

La Conférence nationale sur le commerce extérieur tenue les 30 et 31 mars. ©APS

La Conférence nationale sur le commerce extérieur, qui a débattu et exploré durant deux jours les voies et moyens de sortir l’économie nationale de la dépendance aux hydrocarbures, a recommandé une série de mesures technico-administratives et de dispositions réglementaires afin de diversifier et de booster les exportations.  

Parmi les recommandations majeures, la conférence a retenu la dépénalisation de l’acte d’exportation, la prolongation du délai de rapatriement des revenus des exportations à 300 jours et la réduction des délais de récupération de la TVA auprès du service des impôts.
L’association des exportateurs (Anexal) s’est toujours plainte des poursuites judiciaires à l’encontre d’exportateurs mettant des retards à rapatrier les recettes de leurs exportations.
La Banque d’Algérie a fixé le délai de rapatriement à 180 jours. Délai que les exportateurs jugent insuffisant, étant donné les lenteurs que des facteurs exogènes pourraient provoquer.
Les experts et hommes d’affaires ayant pris part aux assises du Palais des Nations ont également proposé que l’effort de l’État en matière d’encouragement des exportations soit davantage renforcé. Comme mesures pouvant contribuer à cet effort, il est noté l’élargissement des incoterms en les adaptant aux besoins des exportateurs, l’aménagement de ports spécialisés à l’exportation (ports secs), autorisation des opérations de triangulation à l’exportation ainsi que la levée de la confusion dans le règlement de la Banque d’Algérie entre l’investissement à l’étranger et le bureau de représentation proprement dit de l’entreprise.  Au niveau bancaire, il est recommandé, en outre, l’incitation des banques commerciales à créer des filiales dans les marchés porteurs pour accompagner les entreprises exportatrices.
La conférence a également souhaité l’accélération du projet du guichet unique à mettre en place par le ministère des Transports au niveau des ports algériens. Elle a également appelé à l’implication des missions économiques des ambassades algériennes à l’étranger dans la promotion des exportations.
Outre cet accompagnement par le réseau consulaire, il est réclamé aussi la mise en place d’un guichet unique au niveau du ministère des Affaires étrangères pour les facilitations administratives.
Les exportateurs nationaux souhaitent, par ailleurs, déléguer la gestion du Fonds de soutien et de promotion des exportations (FSPE) à l’Algex. S’agissant des organismes impliqués dans les opérations d’encouragement à l’exportation, la conférence a préconisé la révision des statuts du Conseil national de promotion des exportations et accélérer sa mise en place. À cela s’ajoutent les propositions de création d’un statut d’exportateur agréé et la création de zones franches et des points francs pour l’exportation. Cela étant, pour prétendre réduire le déséquilibre fortement accentué entre les importations et les exportations, il faudra améliorer le rendement quantitatif et qualitatif de l’entreprise nationale.
Pour cela, il est préconisé la définition d’un plan opérationnel de soutien aux entreprises ayant un potentiel avéré à l’export, ce qui suppose, comme entre autres préalables, la réduction progressive de l’économie informelle dans la sphère productive et commerciale.
En la matière, il reste toujours à dégager les mesures qu’il faut mettre en branle afin de réduire les effets de cette gangrène. Des mesures dont l’efficacité dépendra en premier chef de la volonté politique.

Sofiane Aït Iflis


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1 réactions
ladi53 le 02/04/2015 à 10h45

On veut quoi au juste c'est garder le fruit de la transaction en divise et sur un compte a l'étranger. Je vous le dis , le virement se fait très facilement dés que l'argent est sur le compte. Toutes cela n'est que tergiversation et faux fuyant. Par ailleurs les exportateurs fraudeurs qui font des fausses déclarations tout juste pour transférer illégalement les déniers publiques doivent se retrouver devant la haute cours pour crimes économiques pour être exécuter au Caroubier.

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