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Affaire des 20 journalistes suspendus du groupe MÉdia Temps Nouveaux

La direction condamnée à leur verser 3 millions de dinars

Rassemblement des travailleurs © Archives

La chambre  correctionnelle  près  le tribunal  de  Bir-Mourad-Raïs  a  rendu, jeudi,  son  verdict  dans  l’affaire  opposant  20  journalistes, administrateurs   et techniciens du groupe média Temps Nouveaux (GMTN) à leur direction. La direction du groupe a été condamnée à verser 2 millions de dinars aux 20 journalistes suspendus et 1 million de dinars à l’État, en sus des frais de l’avocat.

“Ouf ! La justice me réhabilite ainsi que mes 19 amis : je ne suis plus la main étrangère. Notre  adversaire  est   condamné”, a  réagi   à   chaud  Aïssa  Moussi,  journaliste au Temps d’Algérie, par qui cette affaire a éclaté.

Appelé par nos soins, le journaliste a exprimé sa satisfaction d’être “blanchi des accusations d’être la main étrangère” à la suite de la plainte en diffamation déposée contre le directeur général qui “après l’éclatement de l’affaire des licenciements est monté sur le plateau du principal journal télévisé de Dzaïr tv pour nous accuser de travailler pour des agendas étrangers”.

“Pour nous, c’est une victoire pour l’honneur, une victoire morale en raison de la condamnation, alors que nous sommes blanchis de toutes les accusations. Car, ce n’est pas à lui de nous donner des leçons de patriotisme.

Personnellement, quand je me suis élevé au début, c’était pour exercer notre travail librement et dans de meilleures conditions et dans les règles professionnelles”, a affirmé le journaliste. Cependant, le conflit au GMTN n’est pas clos,  il reste l’affaire des suspensions des journalistes qui est pendante au niveau de la chambre sociale, a indiqué Aïssa Moussi.

“Nous avons intenté deux affaires. Après l’affaire de la correctionnelle qui a rendu son verdict, il reste encore l’affaire en chambre sociale”, a-t-il rappelé, en affirmant : “Nous avons présenté tout un dossier, notamment les PV de non-conciliation, à l’inspection de travail, le règlement intérieur et le code de l’information qui interdisent une suspension arbitraire sans motif et d’interdiction d’accès au siège. Nous, nous sommes optimistes quant au fait d’avoir gain de cause et d’être réintégrés même si le groupe est appelé à disparaître.”

L’affaire a éclaté, rappelle-t-on, après la décision de la direction du groupe médiatique de suspendre de son poste le journaliste auteur d’un post sur les réseaux sociaux, où il se démarque de la couverture médiatique par le groupe des événements, des manifestations du hirak.

Trois  de  ses  collègues, qui  l’avaient   soutenu,  avaient   fait  l’objet  d’une suspension provisoire. Puis ce fut au tour d’autres journalistes de l’être, après avoir retiré leur confiance au directeur général, qui suspend  21 journalistes de leurs postes et leur interdit l'accès au siège.
 

A. R.

 


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