Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Malgré les mesures prises par le gouvernement

La facture alimentaire toujours élevée

En dépit des restrictions, l’importation des produits alimentaires toujours en hausse. © Archives Liberté

La facture d’importation des produits alimentaires s'est alourdie essentiellement en raison de l’augmentation des achats des céréales, du lait et des matières premières des produits laitiers.

La facture globale des importations des produits alimentaires demeure toujours élevée malgré les mesures d’encadrement spécifiques introduites au début de l’année. Le gouvernement avait décidé, entre autres, la suspension provisoire d'importation de plus de 800 produits et l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la taxe intérieure de consommation (TIC) au taux de 30% pour certaines familles de produits finis.
Il a relevé les droits de douane pour plusieurs marchandises. Selon les chiffres des douanes, repris hier par l’APS, la facture des importations des produits alimentaires a connu une légère hausse durant les sept premiers mois de l’année en cours. La facture alimentaire s'est alourdie essentiellement en raison de l’augmentation des achats des céréales, du lait et des matières premières des produits laitiers. Les importations du groupe des produits alimentaires ont atteint 5,236 milliards de dollars entre janvier et fin juillet 2018 contre 5,185 milliards de dollars durant la même période de 2017, soit une hausse de 51 millions de dollars (+0,98%), relève le Centre national des transmissions et du système d'information des douanes (CNTSID). Les statistiques des douanes montrent que certaines importations sont incompressibles. La facture des céréales, semoule et farine, représentant 36% des importations alimentaires de l'Algérie, a grimpé à 1,88 milliard de dollars durant les sept premiers mois de l’année 2018, contre 1,69 milliard à la même période de l’année écoulée, soit une hausse de 11,32% par rapport à la même période de l’année dernière.
Les importations de lait et de matières premières des produits laitiers ont également enregistré une croissance en s'établissant à 888,64 millions de dollars, contre 879,58 millions de dollars, en hausse d'un peu plus de 9 millions de dollars (+1,03%). Selon des économistes, le système de subvention en vigueur, pour le lait et les céréales, est un obstacle rédhibitoire face à l’objectif de sécurité alimentaire poursuivi par les autorités algériennes depuis si longtemps. En revanche, les importations pour le reste des produits alimentaires essentiels ont enregistré des baisses. Ainsi, la facture d'importation du sucre et sucreries a diminué à 522,1 millions de dollars contre 698,85 millions de dollars, en baisse de 176,75 millions de dollars (-25,29%).
Quant aux importations des viandes, elles ont reculé à 124,37 millions de dollars contre 152,36 millions de dollars à la même période de l’année écoulée, en baisse de près de 28 millions USD (-18,37%). Les importations de café et de thé ont diminué de 15,78%. Pour les légumes secs, la baisse a été de 14,08%.
En dehors de ces six principaux produits, les importations du reste du groupe des produits alimentaires ont été évaluées à 1,43 milliard de dollars durant les sept premiers mois de l’année en cours contre 1,31 milliard de dollars à la même période de l’année passée, soit une hausse de 9,16%. Concernant les huiles destinées à l'industrie alimentaire (classées dans le groupe des biens destinés au fonctionnement de l'outil de production), leur importation a diminué de 2,84%, à 498,91 millions de dollars. Ainsi, la facture globale du groupe des produits alimentaires et des huiles destinées à l'industrie alimentaire s'est chiffrée à 5,734 milliards de dollars durant les 7 premiers mois de l'année en cours contre 5,698 milliards de dollars à la même période de l’année 2017. Par ailleurs, la facture d'importation des médicaments a nettement augmenté, atteignant 1,299 milliard de dollars, en hausse de 20,89%, alors que sur le terrain on évoque une pénurie de médicaments. Certaines sources révèlent que 116 médicaments sont en rupture de stock au niveau des pharmacies ; 127 autres connaissent une certaine tension.
Les mesures d’encadrement semblent ne pas produire d’effet sur la facture d’importation de ce type de produits. Le droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) applicable aux opérations d'importation de marchandises, institué par la loi de finances complémentaire 2018 et fixé entre 30% et 200%, risque, lui, d’être inefficace. Certains analystes soulignent que ce droit concernerait des produits dont le poids sur la facture d’importation n’est pas significatif.


Meziane Rabhi
 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER