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A la une / Actualité

IMPORTATION DES PRODUITS ALIMENTAIRES

La facture en hausse

© D.R.

Malgré les mesures prises par les gouvernements successifs pour la réduire, la facture d'importation des produits alimentaires a augmenté à 5,9 milliards de dollars sur les huit premiers mois de l'année en cours, contre 5,44 milliards de dollars durant la même période de 2016, selon les chiffres des douanes repris par l’APS. Dans le détail, les importations de lait et de produits laitiers ont bondi à 1,011 milliard de dollars entre début janvier et fin août 2017, contre 658,16 millions de dollars durant la même période de l'année dernière, en hausse de 53,7%, selon le Centre national de l'information et des statistiques des douanes (Cnis). Selon le dernier bilan de France Agrimer, l’Algérie a importé de France, durant le mois de juin 2017, 7 070 tonnes de lait écrémé en poudre, ce qui représente une évolution de près de +500% par rapport aux importations de juin 2016 (1 255 tonnes). En cumul sur les 7 premiers mois de l’année 2017, les exportations françaises de lait écrémé en poudre ont atteint
24 303 tonnes contre 16 993 tonnes en 2016, soit une augmentation de +43%. Quant à la poudre grasse, la France a exporté vers l’Algérie
1 444 tonnes en juin 2017, soit une diminution de 20% par rapport à la même période de 2016 (1 820 tonnes). La même tendance haussière est constatée pour les sucres et sucreries. Les importations de ces produits ont atteint 755,91 millions de dollars sur les huit premiers mois de l'année en cours contre 596,6 millions de dollars durant la même période de l’année passée, soit une augmentation de 26,71%. Pour les huiles destinées à l'industrie alimentaire, leurs importations ont grimpé à 570,5 millions de dollars contre 469,1 millions de dollars, en hausse de 21,62%. Quant aux céréales (blé dur, blé tendre...), semoule et farine, ils ont été importés pour un montant de 1,93 milliard de dollars contre 1,87 milliard de dollars, en hausse de 3,44%. La facture d'importation pour le café et le thé a atteint 287,75 millions de dollars contre 270 millions de dollars (+6,95%). Les importations de légumes secs et autres ont augmenté de 24,1% passant de 183,8 millions de dollars au premier semestre 2016 à 228,12 millions de dollar au premier semestre de l’année en cours. Concernant les viandes, elles ont été importées pour 162,8 millions de dollars contre 167 millions de dollars sur la même période de 2016, soit une diminution de 2,52%. Par contre, la facture d'importation des médicaments a reculé en passant à 1,26 milliard de dollars contre 1,35 milliard de dollars, en baisse de près de 7%. Mais, la baisse des importations de médicaments engendre des pénuries. On évoque une centaine de médicaments en rupture de stocks. En tout état de cause les mesures prises par le gouvernement pour réduire les importations semblent atteindre leur limite. L’on se rend compte que les importations de certains produits, notamment alimentaires, sont quasiment incompressibles et que la marge de manœuvre du gouvernement est extrêmement réduite. Il faut plutôt se préoccuper sérieusement de stimuler les performances de nos entreprises, en les encourageant à faire de la substitution à l’importation et les aidant à s’insérer plus harmonieusement dans les chaînes de production mondiales. C’est sans doute là le plus gros chantier de réformes qui attend l’Algérie.


Meziane Rabhi


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