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augmentation des prix de l’électricité et recours à l’endettement extérieur

La feuille de route de Bouterfa

L’actuel ministre de l’Énergie Noureddine Bouterfa était P-DG de Sonelgaz. ©Zitari/Liberté

Les décideurs ont-ils fini par se rendre à l’évidence que les solutions qu’il avait tant défendues pouvaient être la bonne parade aux grandes difficultés que rencontre Sonelgaz ?

Promu ministre de l’Énergie, l’ex-P-DG du groupe public Sonelgaz, Noureddine Bouterfa, n’a pas changé de position quant à la solution qu’il juge inéluctable pour sauver la compagnie nationale d’électricité et du gaz et lui permettre de mener à bon port ses projets. Augmenter les tarifs de l’électricité et du gaz et faire appel à des emprunts financiers étrangers seront, selon toute vraisemblance, deux des axes de travail sur lesquels se penchera le nouveau locataire du palais du Val d’Hydra.
Il les a, en effet, réitérés pour la première fois sous la casquette de membre du gouvernement, dans une déclaration au journal arabophone Echourouk. À ce titre, M. Bouterfa a martelé qu’une nouvelle hausse des tarifs d’électricité et de gaz demeurait “inéluctable”, une solution envisagée pour mettre fin à l’énorme déficit dont souffre le groupe public qui croule sous de lourdes dettes. “La hausse des prix est inévitable pour sauver et stabiliser le groupe Sonelgaz et lui permettre de poursuivre les investissements afin de garantir la continuité du service public”, a-t-il expliqué, jugeant, également, nécessaire de recourir à l’endettement extérieur pour financer les projets du groupe.
Certes, le nouveau ministère de l’Énergie ne se contente pas de ces deux résolutions puisque la nouvelle politique qu’il veut imprimer au secteur consiste, également, à développer les énergies renouvelables dont le solaire et l’éolien, avec 60 milliards de dollars d’investissements sur 14 ans, et ce, afin, dit-il, de préparer l’après-pétrole.
Mais si le développement des énergies renouvelables demeure un projet qui a besoin de beaucoup de temps pour se mettre en place, l’axe de travail prioritaire dans le cadre de la nouvelle politique énergétique du pays semble donc le recours à court terme à une nouvelle hausse du prix de l’électricité et du gaz. Et si le ministre se risque ainsi à évoquer cette question très sensible, qui, du reste, a constitué un de ses chevaux de bataille lorsqu’il était à la tête de Sonelgaz, c’est que sa vision a, sans nul doute, séduit au plus haut niveau de l’État. Parce que, jusque-là, ses déclarations antérieures sur le sujet, émises du temps où il était patron de Sonelgaz, ne pouvaient constituer que des souhaits du fait qu’il n’était, au final, qu’un exécutant d’une politique publique tracée par le gouvernement. Mais aujourd’hui, en rejoignant ceux qui font la décision, ses propos sur cette question prennent inéluctablement une autre dimension.
Cette vision s’inspire, forcément, de la feuille de route qui lui a été remise à sa prise de fonction. Ce qui nous amène à déduire qu’il s’agit là d’une politique assumée par le gouvernement et que par conséquent l’on doit s’attendre à ce qu’une nouvelle hausse de la tarification de l’électricité et du gaz soit programmée par l’Exécutif. Est-ce à dire que les décideurs ont fini par se rendre à l’évidence que les solutions proposées par M. Bouterfa pouvaient être la bonne parade aux grandes difficultés que rencontre le mastodonte Sonelgaz ? Sa promotion au poste de ministre, il la doit peut-être à cette vision là, qu’il avait toujours assumée et défendue avec acharnement en tant que P-DG de Sonelgaz, au risque de s’attirer les foudres de l’opinion publique.   
Et lorsque le même responsable défend l’idée d’un recours à des financements étrangers pour permettre à la compagnie publique de poursuivre ses projets d’investissement, il met, peut-être sans se rendre compte, les pieds dans le plat, à un moment où cette question est l’objet d’une polémique au plus haut sommet de l’État. L’une des voix qui se sont élevées, d’ailleurs, pour mettre en garde contre cette option n’est autre que le patron du RND et néanmoins directeur de cabinet du président de la République.
Moins tranchant, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, affirmait, lui, que le pays n’envisageait pas de recourir à l’endettement extérieur “dans l’immédiat”. Ce qui veut dire que l’endettement extérieur reste une option envisageable si l’État n’arrive pas à trouver les ressources financières alternatives.

Hamid Saidani


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1 réactions
aminelicia le 15/06/2016 à 12h26

Bonjour Le problème est pourtant très simple : Au lieu, comme à son habitude, de taper dans la poche du citoyen, déjà assailli par une vie de plus en plus chère et l'augmentation vertigineuse des denrées de première nécessité,le gouvernement ferait mieux de diminuer d'abord, son train de vie scandaleux. Et de réduire le budget de fonctionnement de certains ministères, soi-disant de souveraineté.

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