Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Le vice-président de la Banque mondiale chargé de la région Mena

“La focalisation sur les hydrocarbures n'est pas porteuse”

L’une des questions primordiales en Algérie est la diversification de son économie. C’est ce que souligne le vice-président de la Banque mondiale chargé de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), Ferid Belhadj, dans un entretien accordé à l'APS. M. Belhadj constate que l’économie algérienne est centrée aujourd’hui sur les hydrocarbures. “Il est clair que pour l'Algérie, dont nous voyons un futur sur les 20 ou
30 prochaines années, cette focalisation sur les hydrocarbures n'est pas porteuse”, estime M. Belhadj, insistant sur la nécessité de “changer, diversifier et, en réalité, extraire dans ce pays, qui a des potentialités énormes, davantage d'innovation et de créativité”.
Pour le représentant de la Banque mondiale, cette diversification passe par un secteur privé qui “sera délesté de certaines contraintes qui alourdissent toujours son développement”. M. Belhadj évoque une prise de conscience des autorités algériennes qu’“il faut lever ces contraintes du secteur privé et donner plus de champ d'action aux entrepreneurs et à ceux qui ont la volonté de prendre des risques pour la promotion de l'entreprise et la croissance qui sera beaucoup plus pérenne”. Évaluant la pertinence des politiques économiques poursuivies par le gouvernement pour la promotion du secteur privé, le vice-président de la Banque mondiale estime que “l'Algérie est dans la bonne direction”. Cependant, a-t-il ajouté, “comme dans toute transition, il faut du temps, des mesures volontaristes et il faut qu'il y ait, peut-être, des accélérations de façon que la transition se fasse de la manière la plus efficace possible”. M. Belhadj avertit sur la pression démographique en Algérie et dans la région Mena. “Quand on regarde la région Mena d'une manière générale, il y a une pression démographique qui est en train de se faire sentir de plus en plus. D'ici à 2050, il y aura plus de 300 millions de jeunes à la recherche d'emploi dans toute la région. L'Algérie aura aussi son lot de pression démographique”, relève-t-il, insistant sur l’amélioration de la qualité de l’éducation. “L'Algérie et tous les pays de la région dépensent beaucoup pour l'éducation. Mais il faut faire en sorte que le système éducatif soit en adéquation avec ce que le marché du travail requiert, sachant que ce marché est en train d'évoluer et que, donc, l'éducation ne doit pas être une éducation livresque mais une éducation qui permet une agilité et qui permet aux étudiants et aux élèves d'être formés pour la compréhension des choses plus qu'à la connaissance des choses”, estime le représentant de la Banque mondiale. M. Belhadj indique que l’engagement de la Banque mondiale en Algérie n'est pas basé sur le financement de projets. “L'Algérie a suffisamment de financements et n'a besoin d'emprunter ni auprès de la Banque mondiale ni auprès de quelqu'un d'autre”, a-t-il soutenu. Depuis 2010, le cadre de partenariat stratégique entre la Banque mondiale et l’Algérie est basé sur des services de conseils “Assistance technique remboursable” (ATR), que la Banque propose selon les requêtes du pays et ses priorités de développement.

M. R.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER