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A la une / Actualité

voyageurs à destination de l’algérie

La France revoit à la baisse les risques

Le ministère français des Affaires étrangères a réactualisé, mardi dernier, le contenu de ses conseils aux voyageurs à destination de l’Algérie. Il a revu à la baisse les risques de déplacements dans le pays pour les ressortissants français, en changeant son appréciation concernant une partie du territoire. Le Nord et le Centre passent en vigilance renforcée après avoir été longtemps déconseillés aux voyageurs, sauf pour des raisons impératives (professionnelle, familiale ou autres). Sur la carte éditée par le Quai d’Orsay, la vigilance renforcée comporte la présence de risques limités compatibles avec le tourisme. Elle est représentée par un zonage de couleur jaune qui commence à Alger et traverse le pays jusqu’à Timimoune. Les autres principales villes où le niveau de risque terroriste a été rétrogradé sont Blida, Médéa, Djelfa, Laghouat, Ghardaïa, Ouargla, Touggourt, ainsi que le Nord et le Centre-Ouest, à l’exception des territoires situés à la frontière “fermée” avec le Maroc. La même mise en garde concerne le nord-est de l’Algérie. Toute la zone qui s’étend de Boumerdès à la frontière tunisienne est déconseillée aux voyageurs. Elle inclut Bouira, Tizi Ouzou, Béjaïa, Skikda, Sétif, Constantine et Annaba. Il est indiqué dans la fiche du Quai d’Orsay que “des groupes terroristes résiduels subsistent dans les massifs montagneux” de ces régions.
C’est le cas aussi pour Batna et Aïn Defla. Plus au Sud, une bonne partie du Sahara est concernée, dont des villes comme Adrar, Reggane et Hassi-Messaoud désignées par une couleur de zonage orange qui comporte la mention “déconseillée sauf pour raison impérative”. Une autre couleur, le rouge, couvre les zones frontalières où le déplacement est proscrit. Dans sa note, le ministère français des Affaires étrangères explique que “l’Algérie compte 6 400 kilomètres de frontières terrestres, notamment avec des pays en situation d’instabilité (Libye, Mali, Niger)”. Il estime qu’en dépit de la présence d’un “dispositif sécuritaire important, les frontières ne sont pas étanches” et que “de nombreux trafics et activités de contrebande menées par des réseaux transfrontaliers ont lieu dans certaines zones, notamment aux frontières du sud et de l’ouest du pays”. En définitive, Paris considère que “de manière générale, les zones frontalières sont formellement déconseillées, d’autant que des groupes terroristes sont actifs dans certains pays voisins”. Il faut savoir que le Quai d’Orsay élabore le contenu de ses conseils aux voyageurs sur la base des rapports qui lui sont fournis par ses ambassades et ses consulats à l’étranger. Dans le cas de l’Algérie, le contenu des conseils aux voyageurs est resté inchangé pendant longtemps. La vigilance a été renforcée après l’attaque de la base de vie du groupe pétrolier BP à In Aménas en 2013 et l’assassinat du Français Hervé Gourdel en Kabylie en 2014.

De Paris : Samia Lokmane-Khelil


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