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Ils ont formé un carré et manifesté dans la capitale

La marche unitaire des partis démocrates

Pour marquer leur présence sur le terrain, les partis politiques inscrits dans “l’alternative démocratique” sont descendus dans la rue. À l’exception du RCD, dont le président, Mohcine Belabbas, a préféré garder son cortège hebdomadaire qui descend dans la rue Didouche-Mourad comme chaque vendredi. Six formations ont constitué leur propre carré qui a marché de la place du 1er-Mai vers la Grande-Poste. Formé peu avant 14h, le carré dans lequel se trouvaient, notamment des responsables du FFS, Ali Laskri, Ahmed Djeddaï, Hakim Belahcel et Moussa Tamadartaza, le premier responsable du PST, Mahmoud Rachidi, le président du PLJ, Mustapha Hadbi, ou encore les responsables du PT, Djelloul Djoudi et Ramdane Taâzibt, mais également des députés du RCD, s’est distingué par des slogans politiquement forts engagés et en phase avec la demande du mouvement populaire. “La souveraineté populaire commence par une Assemblée constituante”, lit-on sur une banderole portée par ces personnalités politiques. D’une voix ils ont entonné “Libérez Bouregâa”, comme pour rappeler qu’en cette date du 5 Juillet, symbole de la libération du pays, un moudjahid se trouve en prison. “Libérez les détenus”, entonne un autre carré de marcheurs, qui a précédé la procession des partis politiques. Pour rester dans l’esprit du mouvement populaire, les manifestants ont scandé les slogans portés par les Algériens depuis maintenant vingt vendredis. “Djazaïr hourra, dimocratia” a été la rengaine qui a été la plus entonnée par les partis de la mouvance démocratique. “Djeïch, chaâb, khawa, khawa, El Gaïd khanena” a été également repris en chœur par des dizaines de manifestants, qui ont marché malgré une chaleur écrasante. Au fur et à mesure qu’elle avançait, la procession a été renforcée par d’autres citoyens. La rue Hassiba-Ben Bouali était noire de monde. Devant le Tunnel de la place Mauretania, fermé, les marcheurs ont taquiné les policiers qui y  barricadaient l’entrée. Mais une fois cet écueil dépassé et devant le commissariat du boulevard Amirouche, un nouveau slogan fait son apparition : “Chaâb yourid el istiklal” (le peuple veut son indépendance). Une manière de rappeler que si nous avons libéré le pays, le peuple n’est pas encore libéré. Près d’une heure après le départ, le cortège des personnalités de “l’alternative démocratique” est arrivé à la Grand-Poste pour faire jonction avec d’autres cortèges. Il a remonté le boulevard Khemisti pour arriver jusqu’à l’avenue Pasteur. La rue Hassiba-Benbouali, le boulevard Amirouche et l’ensemble du centre-ville étaient bondés. Les Algériens et les hommes politiques se sont réapproprié la rue.

 

Ali Boukhlef


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