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La mémoire cinématographique: les cas algérien et égyptien (VIDÉOS)

Montage #RDL (Capture écran)

La bibliothèque nationale d’El Hamma a accueilli  le temps de deux journées (le 14 et 15 octobre 2017) plusieurs experts du monde cinématographique, venus de différents pays d’Afrique et d’Europe. C’était à l’occasion de l’organisation d’un colloque international sous la thématique de la « mémoire des films : préserver le patrimoine cinématographique ». Ce colloque a été organisé par le ministère de la Culture et l’Union européenne en Algérie, dans le cadre du « Programme d’appui à la protection et valorisation du patrimoine culturel en Algérie ».

La Rédaction Digitale de « Liberté » (#RDL) était présente et a rapporté quelques extraits du colloque en format vidéo.

La première journée a été marquée par l’intervention de Zahia Bencheikh El Hocine, directrice du développement et de la promotion des arts (DDPA) au ministère de la Culture. Selon elle, « la Cinémathèque algérienne possède pas moins de 15 000 titres (copies en 35 et 16 mm) stockés à la Bibliothèque nationale, à Bab El-Oued, à Blida et à Béjaïa ». Quant au CNCA (Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel, crée en 2004), « il possède un total de 1 000 copies entre fiction et documentaires ».

Du côté égyptien, Ahmed Atef (réalisateur et producteur) a déploré la situation de la préservation du patrimoine cinématographique de son pays. «Malgré les demandes et les cris des cinéastes et des intellectuels, la cinémathèque égyptienne n’a jamais vu le jour », s’est-il désolé. Tout en ajoutant que « presque 2000 films égyptiens risquent de disparaitre un jour car ils sont filmés sur du nitrate, qui est auto-inflammable ». Toujours au sujet du patrimoine égyptien, Ahmed Atef a signalé que « 1000 films leur sort est inconnu à ce jour ».

En ce qui concerne ce qui en reste du patrimoine égyptien, « sa majorité a été achetée par deux grandes chaines de télévision saoudiennes, ART et Rotana ». Tout en précisant que « l’opération d’achat de ce patrimoine était indirecte et pleine de ruse ».

La deuxième journée du colloque était à son tour marquée par l’intervention du représentant des archives militaires Hafid Matia Djamel, qui a expliqué la politique du secteur militaire dans la préservation et la conservation des archives.

Imène AMOKRANE

@ImeneAmokrane