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A la une / Actualité

Colloque international sur les politiques de défense nationale à Ouargla

La menace de Daech est toujours présente dans la région subsaharienne

Le terrorisme et le grand banditisme, les principaux thèmes abordés lors du colloque. ©Achives Liberté

La sécurité de la sous-région constitue un défi pour l’Algérie qui doit faire face à la menace extérieure induite par la vulnérabilité des pays voisins.

C’est parce que la défense nationale constitue de nos jours la préoccupation de nombre de chercheurs et penseurs qui considèrent que la protection des frontières constitue un des piliers de l’indépendance et de la souveraineté nationale afin de faire face à toute menace que la faculté de droit d’Ouargla a organisé, les 30 et 31 janvier, un colloque international sur les politiques de défense nationale entre préservation de la souveraineté nationale et défis géostratégiques.
Cette rencontre qui a regroupé des universitaires et experts nationaux et étrangers, a mis en exergue trois volets : la définition de la sécurité de façon globale, ses spécificités et sa définition en tant que phénomène intercontinental, les menaces sécuritaires au niveau du continent africain et du Moyen-Orient et enfin comment aller vers une approche globale et régionale afin de cerner les zones de perturbations et de conflits en utilisant des technologies modernes pour faire face aux menaces dites “hard” telles que le trafic d’armes et le terrorisme mais aussi celles dites “soft” telles que l’immigration clandestine, les maladies et épidémies. Dans son intervention intitulée “les conséquences de l’insécurité en Afrique subsaharienne sur les pays de l’Union du Maghreb”, M. Azzedine Ziani, ancien ambassadeur et ancien premier conseiller politique des Nations unies à Bamako, dira que “l’Algérie demeure un pays convoité. Comme elle représente pour ceux qui ont mis en pratique ce plan destructeur et diabolique, un pays incontournable. Ils insistent pour que l’Algérie soit touchée par ce printemps arabe. Donc ces daéchiens qui sont sur le point de revenir ne vont pas, malgré les apparences, rentrer chez eux. Néanmoins, la plupart d’entre eux va s’installer dans cette partie de l’Afrique subsaharienne au Burkina Faso et notamment au Mali car ce pays est le ventre mou de la région et dont la situation interne s’y prête parfaitement. Il faut savoir que le Mali est mal géré, son pouvoir central ne maîtrise pas tout”. Et de prévenir que “la menace est toujours présente donc il faut se préparer sérieusement pour ne pas tomber dans ce que d’autres pays ont connu”. Et d’ajouter : “Comme vous savez que le futur dans le domaine énergétique est le gaz naturel et que l’Algérie est un pays très riche en la matière, il est normal qu’il soit convoité et fasse partie de ce plan diabolique, ce qui nécessite de redoubler de vigilance car toute la responsabilité de la région est mise sur l’Algérie qui doit protéger ses 6 300 km de frontière qu’elle partage avec ces pays africains.” Pour l’orateur, la solution est dans la reconstruction de l’UMA, qu’“il faut réanimer, alors que maintenant le Maroc a regagné l’Union africaine sans exiger le départ de la Rasd. Donc c’est déjà un grand pas et pourquoi ne pas faire de même et intégrer la République sahraouie dans l’UMA”. La sécurité cybernétique était, aussi, au menu de ce colloque du fait qu’elle constitue une menace majeure sur la sécurité des pays. Selon le Dr Slimane Araj, enseignant à l’université d’Alger 3, “l’arrivée de l’Internet et son utilisation massive au cours de ces dernières années ont donné lieu à de nouvelles menaces contre l’État et la société. Ce qui nécessite l’adoption de nouvelles stratégies pour faire face à ces menaces grâce à la mise en place d’un dispositif juridique et institutionnel”. Et de préciser : “Pour le cas de l’Algérie, sur le plan juridique une loi portant sur les règles particulières de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication a été déjà adoptée. Sur le plan institutionnel il existe un centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercriminalité qui a pour mission d’assister les unités de police judiciaire en matière d’investigations sur les infractions numériques et de collecter des informations à échanger avec ses interfaces à l’étranger, permettant de réunir toutes les données utiles pour la localisation et l’identification des auteurs des infractions liées aux technologies de l’information et de la communication.”Aussi, ce colloque a été marqué par l’organisation de trois ateliers, à savoir le rôle de l’armée nationale dans le développement local, la menace cybernétique et l’étude des cas des pays en conflit.

Ammar Dafeur


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