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A la une / Actualité

MALGRÉ Les ASSURANCES DU GOUVERNEMENT

La mercuriale toujours affolée à Alger

Les prix des fruits et légumes en continuelle hausse. ©Zehani / Liberté

Le gouvernement s’avère impuissant devant les spéculateurs qui ont pignon sur les marchés.

Cinq jours après la déclaration du ministre du Commerce, Saïd Djellab, et qui avait rassuré “que les prix des fruits et légumes vont enregistrer une baisse dans les trois jours qui suivront le début du Ramadhan, particulièrement les produits ayant connu une hausse sensible à l’instar de la tomate et de la courgette”, la mercuriale affiche toujours une tendance à la hausse.  Au marché de Birkhadem, un carrefour par excellence pour les ménages du Sud algérois, la tomate était cédée à 140 DA contre 180 DA, alors que la courgette était affichée à 80 DA contre 180 DA au premier jour du mois sacré de Ramadhan. En revanche, les autres légumes n’ont pas enregistré une baisse comme il était annoncé par M. Djellab. En témoignent les prix affichés de la pomme de terre (55 DA), la carotte (100 DA), la salade (80 DA), les aubergines (100 DA), l’oignon (85 DA), le piment (100 DA), le poivron (85 DA), le citron vert (300 DA) et le citron jaune (450 DA).
“Nous sommes très gênés de vendre à ces prix-là, notamment aux clients qu’on connaît depuis plusieurs années. Mais que voulez-vous faire ? C’est le marché de gros qui est dérégulé. Après, c’est toute la chaîne qui subit des hausses et le client final paye de sa poche”, nous explique ce marchand de fruits et légumes. Selon son voisin immédiat, “la tomate devrait se stabiliser autour de 40 à 50 DA dès le week-end prochain. Y compris la pomme de terre qui connaîtra une baisse pour atteindre les 30 et 40 DA”. À la question de savoir si les conditions météorologiques avaient influé sur cette hausse des prix, nos interlocuteurs révèlent que “ce sont des centaines de camions bourrés de tomates qui approvisionnent à partir du Sud et des Hauts-Plateaux le Nord algérien. C’est plutôt la spéculation qui pénalise à la fois les commerçants et les clients, surtout les petites bourses”.
Par ailleurs, les fruits affichent une tendance haussière au marché de Birkhadem. En effet, hormis la fraise qui était cédée à 140 DA, les autres fruits sont affichés à des prix inaccessibles, à l’image de la pastèque (90 DA/kg), le melon (160 DA/kg), la banane (270 DA/kg), la datte (500 DA/kg), la pomme locale (280 DA/kg), la pêche (150 DA/kg) et l’abricot (220 DA/kg). Du reste, les viandes blanches sont plus ou moins accessible, à l’image de l’escalope de dinde (650 DA/kg) contre 950 DA/kg dans les autres marchés et le poulet à 650 DA l’unité.
En revanche, la viande rouge est affichée à partir de 1 000 DA/kg alors que l’agneau est cédé à partir de 1 500 DA/kg. “C’est trop cher pour moi qui nourrit six enfants. J’achète, tous les deux jours, de la viande hachée ou encore des morceaux de poulet pour garnir la table en ce mois de Ramadhan. On se suffit du peu, car, à ce rythme-là, on risque de passer la fête de l’Aïd sans le moindre sou”, témoigne cette dame qui faisait ses emplettes dans ce marché pourtant connu pour ses prix abordables. Dans les allées où se trouvent ces marchands, deux jeunes recensaient, dans une totale discrétion les commerçants qui n’affichaient pas les prix. Scotchés au téléphone, ils dictaient à leur hiérarchie les numéros des commerce qui ne daignaient pas respecter la loi, au détriment des clients, souvent floués par ces commerçants indélicats.

FARID BELGACEM

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