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A la une / Actualité

Ramdane Taâzibt, député du Parti des Travailleurs

“La planche à billets est une fuite en avant”

“Le gouvernement ne propose pas de vraies solutions aux vrais problèmes. Il pense gagner du temps, mais il risque de précipiter le pays vers le chaos. Nous sommes inquiets pour notre pays.” Pour le député du Parti des travailleurs (PT), Ramdane Taâzibt, la décision du gouvernement de recourir à la planche à billets “est une fuite en avant”. Ramdane Taâzibt a indiqué que la baisse du prix du pétrole n’est pas la cause de la crise, comme le soutient le gouvernement, mais le révélateur. “La chute des prix du pétrole a dévoilé la faillite d’un système qui devait partir, il y a 29 ans, après les événements d’Octobre 1988. Il est resté en mettant en œuvre des politiques de replâtrage”, a-t-il expliqué, estimant que “les Algériens ont le droit de savoir comment un pays riche se retrouve subitement dans une situation de quasi-faillite”.
Le député du PT considère que “ce système politique risque de déstabiliser notre pays et de le pousser vers le chaos”, relevant que les disparités sociales augmentent chaque jour d’avantage. “Les pouvoirs publics refusent d’assumer leur responsabilité devant cet échec. Ils refusent de se remettre en cause”, regrette Ramdane Taâzibt, évoquant la nécessité de s’attaquer aux “véritables maux” qui gangrènent l’économie algérienne, citant la corruption, les surfacturations, les fuites des capitaux vers les paradis fiscaux…
Le député du PT craint que l’argent mobilisé dans le cadre du financement non conventionnel soit capté “par les oligarques qui sont à l’origine des déficits budgétaires”, en l’absence “d’institutions démocratiques”. Par ailleurs, le député Lakhdar Benkhellaf de l’Union Ennahda-El Adala-El Bina a émis des appréhensions quant aux conséquences négatives du recours au financement non conventionnel, notamment la hausse de l’inflation, l’érosion du pouvoir d’achat et la dépréciation de la monnaie nationale. Lakhdar Benkhellaf relève la programmation du texte de loi, durant le week-end, “comme si l’Exécutif était dans une course contre la montre pour le faire passer, même sans les députés”.
Le député de l’Union Ennahda-El Adala-El Bina évoque le discours de la peur utilisé, en faisant référence au documentaire intitulé “Pour ne pas oublier”, diffusé sur la chaîne de télévision nationale sur la décennie noire. Le député du MSP, Nasser Hamdadouche, a estimé, pour sa part, que la crise est d’abord politique. Un autre député relève la remise en cause de l’autonomie et de l’indépendance de la Banque d’Algérie.
Si les députés des partis de l’opposition ont critiqué la décision du gouvernement de recourir au financement non conventionnel, les députés de la majorité présidentielle ont, au contraire, soutenu la démarche du gouvernement.
Cependant, certains ont mis l'accent sur l'importance d'orienter le mécanisme de financement non conventionnel vers l'économie productive et les activités créatrices de richesse. Ils ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des réformes économiques profondes, de rationnaliser les dépenses publiques et d’optimiser les recettes fiscales.


M. R.


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