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A la une / Actualité

Suite aux violents affrontements à l’université de Batna

La police et le rectorat diligentent des enquêtes

La situation reprend son cours normal à l’université de Batna.© D.R.

Des auditions ont débuté hier matin. Le professeur Abdeslam Dif Allah, recteur de l’université Batna 1, a, pour sa part, annoncé l’ouverture d’une enquête interne.

La bataille rangée qui a opposé avant-hier des étudiants à l’université Hadj-Lakhdar de Batna  a été unanimement condamnée. Hier, les tensions s’étaient légèrement apaisées, mais les inquiétudes demeuraient. Les cours ont repris partiellement. Les fauteurs de troubles interpellés ont été auditionnés par la police qui a diligenté une enquête.
De son côté, l’université a pris en charge le problème. Le professeur Abdeslam Dif Allah, recteur de l’université Batna 1, a annoncé l’ouverture d’une enquête interne. M. Dif Allah a promis de sanctionner les instigateurs et fauteurs de troubles qui ont entraîné l’interruption des cours qui, faut-il le souligner, ont repris hier, et ce, en l’absence de nombreux étudiants encore sous le choc pour avoir assisté aux scènes de violence. Les étudiants présents ont évité d’évoquer les événements.
Pourtant, la veille, les réactions étaient très vives, dans la rue comme sur les réseaux sociaux. La condamnation des faits a été unanime. Si les affrontements des étudiants de l’université de Batna avaient, par le passé, eu lieu dans la rue, cette fois, ils ont été déclenchés à l’intérieur du campus.
Un grave précédent qui a révélé le déclin moral dont est victime cette institution censée être le théâtre de la diffusion du savoir et des compétences. La bataille ayant opposé, avant-hier, les supposés futurs cadres de la nation, ne pouvait susciter que condamnation de tous. “Qu’on regagne la montagne pour garder les troupeaux de moutons et qu’on en finisse avec ces agissements barbares”, s’indigne un universitaire outré par la bataille rangée à laquelle se sont livrés les belligérants. Les heurts ont, pour rappel, fait plusieurs blessés à l’arme blanche.
Pour un professeur de la faculté des sciences politiques, “ces circonstances doivent impérativement secouer les instances concernées. Mais si rien n’est fait pour réinstaurer la neutralité politique à l’université, on ne peut alors que s’attendre au pire”. Consterné, cet enseignant, s’interroge : “Quelle est l’utilité de 12 organisations estudiantines ?” La réponse à cette interrogation est apparemment connue de tous. Presque chaque parti politique est représenté par une organisation dont la vocation principale est de défendre l’intérêt de l’étudiant.
De l’avis de tous, l’implication de l’université dans la vie politique a abouti au pourrissement de l’atmosphère. Celle-ci n’a, d’ailleurs, jamais été vraiment saine vu les grèves sauvages périodiquement imposées aux étudiants, parfois même sous la menace.
Soulignons que des leaders d’organisations d’étudiants avaient, les années passées, fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir entravé l’accès aux différentes facultés. Cette alternative, à savoir le passage des mis en cause devant le tribunal, est évidente cette fois, aussi, puisqu’une enquête a été diligentée par les services de sécurité.


Laldja MESSAOUDI

 


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