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JOURNéE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA DROGUE

La police sensibilise les jeunes du Grand-Alger

Atelier de sensibilisation sur les dangers de la drogue. ©F. Belgacem/Liberté

La consommation des comprimés hallucinogènes chez les jeunes prend des proportions alarmantes en Algérie, notamment dans les grandes villes où l’étau se resserre davantage autour des dealers, d’une part, et à cause de la cherté du prix du cannabis, d’autre part. En effet, il ne se passe pas un jour sans que les services de la Police judiciaire fassent état de saisies astronomiques de comprimés de psychotropes.
La saisie de 586 904 comprimés opérée en 2017 témoigne de l’explosion de ce marché juteux chez les jeunes qui recourent davantage à tous types de comprimés, y compris les produits frelatés et frauduleusement introduits sur le sol algérien par les contrebandiers. Et si ces saisies touchent les quatre coins du pays, il n’en demeure pas moins que l’Algérois constitue pour les narcotrafiquants un “réservoir de clients”, notamment dans les cités et les quartiers surpeuplés. Cela va sans dire, le cannabis, les drogues dures, comme l’héroïne et la cocaïne enregistrent une tendance à la hausse et inquiétante dans le Grand-Alger où de nouveaux réseaux locaux, nationaux et internationaux tentent de tisser des relais.
Lundi soir, lors des portes ouvertes sur les dangers de la consommation des drogues organisées au jardin Sofia, le chef de service de la Police judiciaire, Hassan Sidhoum, a indiqué que “la lutte contre la drogue est l’affaire de tous” et que “les services de la Sûreté de la wilaya d’Alger veillent au grain pour épargner la société de ce fléau”. Abordant les efforts déployés par les mêmes services en matière de prévention et de dissuasion, afin de faire face à ce fléau dans les milieux juvéniles, M. Sidhoum a dit qu’“il existe des services spécialisés qui activent sur le terrain, à l’instar des cellules d’écoute installées au niveau des 13 circonscriptions administratives, des brigades de lutte contre le trafic illicite de drogues et de psychotropes, des brigades de protection des catégories vulnérables et des brigades de la police scientifique relevant du service de wilaya de la Police judiciaire”.
Ces instances, explique M. Sidhoum, travaillent en coordination avec tous les partenaires sociaux et les institutions indiquées pour juguler la consommation des drogues, mais surtout pour prendre en charge les jeunes affectés par ce phénomène dévastateur. Ce responsable révélera que les 13 cellules d’écoute et d’action préventives (CEAP) organisent des campagnes de sensibilisation de proximité au niveau des établissements scolaires, des centres de formation, des maisons de jeunes et des espaces publics. “Nous avons accueilli, durant les cinq premiers mois de l’année en cours, 28 toxicomanes, dont 21 transférés vers des centres spécialisés, contre 84 cas en 2017, alors que nos services ont organisé 136 campagnes de sensibilisation où nous avons enregistré des résultats très satisfaisants”, a encore développé M. Sidhoum. Du reste, M. Berachedi a révélé que les mêmes services avaient saisi, durant le mois de Ramadhan, 3,5 kg de kif traité, 11 g d’héroïne et 89 g de cocaïne.

FARID BELGACEM


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