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A la une / Actualité

Saïd Bouhadja, président de l’Assemblée populaire nationale

“La Présidence est avec la légalité”

©Archives Liberté

Deux semaines après le début du bras de fer qui l’oppose aux groupes parlementaires de la “majorité”, Saïd Bouhadja refuse d’abdiquer. Il compte poursuivre sa mission, étant donné que la demande de ses adversaires est “illégale”. Il annonce, dans cet entretien, la reprise prochaine de l’activité parlementaire.

Liberté : Les groupes parlementaires de la majorité insistent toujours sur votre démission. Que leur répondez-vous ?
Saïd Bouhadja :
Ces groupes ne représentent qu’eux-mêmes. Contrairement à ce qu’ils disent, ils n’ont pas la majorité. Cette majorité est en notre faveur. Tout ce qui est colporté par ces gens-là est une falsification. J’appelle donc les groupes parlementaires à retourner au travail  pour rétablir la crédibilité du Parlement et passer d’un travail illégal à une action plus légale. Il faut redorer le blason du Parlement et redonner une image positive des députés aux yeux de l’opinion publique. Après cela, il pourra y avoir un dialogue construit sur la base de la loi. Je suis élu pour un mandat de 5 ans. Mais si la question de ma démission va dans le sens de l’intérêt général et du bien de l’Algérie, j’assumerai mes responsabilités. Cela va être mon propre choix, dans le respect de la loi. Dans ce cas, le moudjahid Saïd Bouhadja ne fuira pas ses responsabilités ! Je regrette que l’alliance (présidentielle, ndlr) a dévié de ses objectifs tracés en 2004. Il s’agissait d’abord de soutenir le moudjahid Abdelaziz Bouteflika et de faire passer des lois importantes ensemble au Parlement.
La déviation consiste également en le refus de travail sérieux en vue de préparer les échéances futures. Au lieu de cela, ils ont tenté d’éloigner et de salir l’une des plus importantes institutions qu’il fallait préserver. Cette institution est présidée par un des éléments importants qui ont conduit le mouvement de redressement en 2004 (contre Ali Benflis, ndlr). J’étais coordinateur général adjoint, derrière Abdelaziz Belkhadem.
Je suis également un élément important, par  mon prolongement populaire, pour les élections futures. Cette tentative qui a échoué vise donc à exclure un des éléments-clés du dispositif de soutien à Abdelaziz Bouteflika.

Pour quelle finalité agissent-ils ainsi ?
Je ne connais toujours pas leurs objectifs. Mais je sais qu’ils sont en train de faire un travail immoral, en foulant aux pieds les lois de la République. Dans ce cas, je ne peux répondre favorablement à leur demande qui est d’ailleurs illégale et qui vise à accomplir un objectif illégal.

Qu’allez-vous faire maintenant ?
Nous reviendrons au fonctionnement naturel et normal de l’Assemblée. Sans aucun doute, les députés répondront collectivement lorsqu’ils seront convoqués. D’ailleurs, la commission du logement a poursuivi aujourd’hui (hier mercredi, ndlr) son travail. La commission des transports a également établi un plan de travail.

Mais comment retourner au travail alors que les organes de l’Assemblée sont gelés ?
Le président de l’APN est une instance à part entière. Je peux me passer du bureau, dont les membres ont pour rôle le suivi du travail de l’Assemblée.  

Le dépôt de la loi de finances auprès de la commission idoine devra intervenir dans peu de jours…
J’ai le droit, conformément aux articles 14 et 15 du règlement intérieur, de déposer moi-même la loi de finances en commission.  

Les travaux vont reprendre quand ?
Pour l’instant, la priorité est de calmer les esprits. Nous allons reprendre progressivement dans les 3 à 4 jours. Mais il est fort probable que le travail reprendra ce dimanche.

Vos adversaires avancent pourtant que vous êtes en train de négocier des avantages…
Je n’ai aucun avantage à défendre. Mon avenir est derrière moi. C’est Abdelhamid Si Affif qui colporte ce genre d’affirmations. Je rappelle juste qu’à l’époque du mouvement de redressement, il se réunissait avec nos opposants le matin et venait vers nous le soir.

Quelle est la position de la Présidence dans ce conflit ?
La Présidence est avec la légalité.

Propos recueillis par :  Ali Boukhlef


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